Alex Ramirès fait sa crise ! – Axel en fait sa chronique

altAujourd’hui mesdames et messieurs, je suis allé voir… un one-man show. Le principe connu de tous : un mec seul sur un plateau qui nous fait rire sur ces petites choses de tous les jours, si anodines que nous avons oublié d’en rire : La fameuse belle-mère aussi désagréable qu’un tourne vis cruciforme planté dans l’appendice ; les cadeaux pour la fête des Mères faits mains par les petits qui ont la chance d’apercevoir, d’effleurer la joie qu’ont tous ces petits Chinois et ces petits Pakistanais à confectionner leurs magnifiques baskets qu’ils auront détruits au premier football dans la boue un week-end de pluie dans un stade municipal que ces enfants chinois ne verront jamais ; ou encore le problème existentiel dans les campings nudistes : À quoi bon dire « je t’aime » pour un homme lorsque la prétendante peut tout simplement voir cet amour si passionné et si tendre à travers l’érection jaillissante du campeur suave.

 

Donc je m’installe dans la salle 4, petite mais pas tant, du théâtre Le Palace. Une jolie femme en T-shirt jaune me montre les places restantes où je pourrai poser mon postérieur et mon corps de festivalier alourdi par la chaleur.

 

Je vous l’avoue chers auditeurs et lecteur chéris par moi et apparemment dédaigné par le reste de mon équipe d’après les multiples invectives lancées par mes collègues à votre égard lors de soirées déguisées au thème évocateur « 1 plume dans le cul peut en cacher une autre », je vous l’avoue, les 15 premières minutes m’ont fait peur pour le reste de la pièce. Malgré une bonne énergie, j’y voyais trop de manières, et pas assez de finesses dans ce texte un peu poussif. Certes je souriais. Mais j’attendais impatiemment mon premier éclat de rire. Ça manque de cadence, et il y a dans ce qu’on appellera des Punchs Line 1 seconde parfois en avance, 1 seconde parfois en retard.

 

Puis, après ces 2-3 premiers sketches, vint un Alex plus fin, plus drôle, avec un texte plus construit et un jeu plus minuté. Il joue ou nous parle à la suite des boites de nuit, lieu qui semble être une source d’inspiration inépuisable pour ces comiques fêtards mais mal à l’aise ; un candidat de télé-réalité ; une vieille baby-sitter totalement bourrée ; et enfin les personnages de films d’horreur aux codes préétablis : un noir qui meurt en premier une blonde au bonnet 90E pour signifier 90 Millions d’Euros au Box office, une brune un peu plus judicieuse que la blonde, mais bon pas trop non plus, et un geek dont la tête remplie de boutons pourrait être une jolie pièce à la Foire internationale d’Art Contemporain.

 

Les sujets semblent avoir été mille fois abordés par d’autre artistes. On retrouve bien sûr dans cette vieille tati bourrée un peu du personnage de Chouchou créé par Gad Elmaleh. Et que dire de la boite de nuit qui nous rappelle également celle imagée par Gad Elmaleh dans son spectacle L’Autre c’est Moi.

 

Malgré ces ressemblances, Alex amène tout de même une patte et une tonalité personnelle à ses personnages. Un tempo minuté est à régler en début de spectacle, et quelques blagues vaseuses et éculées sont à bannir (et quand je dis « éculés », je ne veux pas dire « éculéééééé » avec l’accent marseillais de notre animateur préféré Romain Borelli. Éculé signifie « sans originalité », bande de béotiens incultes). Mais ceci fait, Alex pourra à mon avis très prochainement faire sa crise dans une salle plus grande.

 

Alex a-t-il du talent ? Oui. Cette pièce m’a-t-elle plu ? Oui. M’a-t-elle subjugué ? Non, pas à ce point ! Point final.

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