Antoine Le Ménestrel : La répétition de son spectacle

La foule de CE2 en folie après le spectacle

            En ce Jeudi 5 février, nous avons eu la chance de pouvoir assister à une répétition publique du spectacle qu’Antoine Le Ménestrel prépare avec trois autres artistes. Celui que l’on a l’habitude de voir en l’air, escaladant des falaises, des bâtiments, des murs est cette fois ci derrière la chorégraphie  et est celui qui fait grimper les autres. L’autre grande différence est que le spectacle s’effectue en intérieur, les trois acrobates et danseurs évoluent dans la salle, sur scène, sur les murs de la pièce avec parfois des passages assez calmes, et d’autres plus impressionnants faits d’acrobaties. Une structure d’échafaudages est montée sur scène où les artistes grimpent des fois seuls, ou tous les trois, cela ne semble pas vraiment stable mais tous sont très à l’aise dessus et font même des acrobaties parfois dangereuses qui pourraient les faire tomber de haut. Ils utilisent aussi un rideau qu’ils tendent afin d’en faire une sorte de toboggan d’où ils glissent de plusieurs mètres assez rapidement. Les acrobates utilisent vraiment tous l’espace de la salle, ils montent même sur les sièges des spectateurs.

Cascades sur échafaudage

             La répétition s’effectuait devant des enfants de primaire et maternelle, ils étaient vraiment très captivés par la répétition alors que nous ne voyions que le spectacle sous sa forme brute. En effet, il n’y avait aucune musique à part Antoine Le Ménestrel qui faisait du didjeridoo (une sorte de vuvuzela : http://fr.wikipedia.org/wiki/Didgeridoo ) pendant une partie de l’entrainement, les lumières n’étaient pas non plus au point tout comme les costumes que les danseurs n’avaient pas encore reçus. En tout cas même sans la mise en scène, les enfants ont beaucoup ris et nous on fait part de leur enthousiasme lorsque nous avons recueillis leurs avis à la fin de la représentation. Ils ont également posés énormément de questions au chorégraphe qui a répondu avec beaucoup de pédagogie, leur expliquant comment faire de l’escalade, de l’acrobatie, ou comment être souple.

 Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer Antoine Le Ménestrel et de lui poser des questions, voici l’interview :  

RCA : Est-ce que Antoine Le Ménestrel est un nom de scène ?

Antoine : Non pas du tout, c’est mon nom de famille. C’est sûr que ça m’a aidé à faire le choix d’être un artiste dans la vie, je venais du milieu sportif et scientifique donc c’était un vrai risque de faire ce choix. Cela m’a aidé à oser réaliser mon rêve.

 

RCA : Comment avez-vous découvert l’escalade ? Pourquoi aimez-vous ce sport ?

A : Je n’ai jamais découvert l’escalade, je suis tombé dedans grâce à ma famille quand j’étais petit. J’en fais depuis toujours et même avant ! Je n’ai pas eu à aimer ce sport, j’ai été forcé de l’aimer. J’ai essayé de faire d’autres sports comme le rugby ou le kayak mais je suis toujours revenu à l’escalade car c’est ce qui me plait le plus surtout quand l’escalade libre est apparue vers mes 15 ans.

 

RCA : Qu’est-ce l’escalade libre ?

A : L’escalade libre est née dans les années 70, j’ai eu envie de participer à l’apparition de ce mouvement. Avant, l’escalade avait pour but d’arriver au sommet, par tous les moyens : en utilisant le matériel pour se soulever, en utilisant même des échelles parfois. Mais l’escalade libre utilise le matériel pour s’assurer, seulement pour être en sécurité.

 

RCA : Avez-vous peur de tomber, de vous blesser parfois ? Parce que c’est un métier dangereux et vous avez notamment escaladé la voie Révélation en Angleterre qui est l’une des plus dures au monde. 

A : C’est sûr qu’il y a des risques, lorsque j’ai voulu faire cette voie là j’ai eu très peur et il m’a fallu une préparation mentale pendant une semaine avant de me lancer. Un matin je me suis réveillé et je n’avais plus peur, je me suis donc dis que c’était le jour pour y aller. Je prends des risques quand je n’ai plus peur, si j’ai peur c’est que je ne suis pas en confiance avec moi-même. Il est important de prendre des risques dans la vie, on en prend tous les jours même en prenant la voiture. Mais je ne fais pas ce sport pour avoir peur, je grimpe pour le plaisir et la prise de risque.

 

RCA : Donc vous aimez grimper mais vous aimez aussi faire grimper les autres, c’est ce que vous nous montrez ici dans votre spectacle. 

A : Tout à fait, je deviens chorégraphe et j’emmène par le rêve d’autres artistes comme pour me démultiplier à travers eux. J’ai l’impression de me voir de l’extérieur mais sous des facettes vraiment différentes mais ces artistes sont aussi capables de faire des choses que je ne peux pas faire donc ils me complètent en quelque sorte.

 

RCA : Quelles sont les spécialités des artistes présents sur scène ? 

A : Le propos du spectacle est de réunir trois disciplines de la hauteur : La danse verticale ou danse escalade, l’acrobatie, et les traceurs qui font du parkour qui est une discipline en pleine expansion.

 

RCA : Quelle est la différence entre le parkour et l’escalade ?

A : L’escalade part du bas pour aller en hauteur puis redescend. Avec le parkour, c’est un chemin qui monte et qui redescend en utilisant tant des façades que des murets et même le sol pour sauter rebondir, rouler, il y a un grand travail acrobatique pour venir jouer avec la façade alors qu’en escalade 

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