« Essayer de mettre tous nos rêves dans un maximum de réalités »

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           Ce mardi à l’université d’Avignon avait lieu la très attendue présentation du 70ème Festival d’Avignon avec Olivier Py, dans un amphithéâtre n°2 comble.
Une année sur le thème de « la révolte » et de « l’amour des possibles » selon le directeur du festival, en témoigne l’affiche du festival créée par Abel Abdessamed référence au cheval de Turin qui donne un coup de sabot pour se libérer, sur un fond orange vif, aux multiples interprétations.
Cette année encore, un plateau concentré, mais riche : du 6 au 24 juillet, 51 spectacles auront lieu, dont 36 créations, et 13 premières en France. A la clé, 140.000 personnes attendues.

Olivier Py, directeur du festival, ne s’exposera pas comme l’an dernier dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, avec un « Roi Lear » controversé, et se contentera d’un spectacle itinérant (« Prométhée enchaîné ” d’Eschyle), lui qui est passionné d’Antiquité grecque.

Il aime surtout le monde, en témoigne cette programmation très internationale avec notamment le Polonais Krystian Lupa qui montrera « Place des héros », de l’auteur Thomas Bernhard, à Vedène (du 18 au 24 juillet). Le Russe Kirill Serebrennikov nous proposera son adaptation des « Âmes mortes » de Gogol à la FabricA, et la madrilène Angélica Liddell révélera son dernier opus « Que ferai-je moi de cette épée ? » où il sera question de cannibalisme au Cloître des Carmes.
La Comédie-Française fait son grand retour à la Cour d’honneur du Palais des Papes avec une adaptation des « Damnés » de Visconti mise en scène par Ivo Van Hove. Le cinéaste Amos Gitai aura lui aussi sa place dans ce lieu emblèmatique pour une représentation unique sur l’assassinat de Yitzhak Rabin (le 10 juillet).

Mais il ne s’agit pas des seules grosses affiches. Les meilleurs seront en Avignon cette année, dont Julien Gosselin, qui, après sa venue en 2013, revient en 2016 avec « 2666 », adaptation du roman fleuve (et inachevé) du poète romancier chilien Roberto Bolano, en douze heures… (du 8 au 16 juillet). A noter aussi la présence de Thomas Jolly, pour deux projets originaux : une histoire du festival d’Avignon de 1947 à … 2086 (« Le ciel, la nuit et la pierre glorieuse »), racontée tous les jours à midi dans les jardins Ceccano pendant toute la durée du festival, et une mise en scène du « Radeau de la Méduse ” de Georg Kaiser au Gymnase du Lycée Saint-Joseph (17 au 20 juillet).

La danse sera aussi mise en avant avec un spectacle d’Aurélien Bory rangé dans la catégorie « Indiscipline » avec        « Espace » à l’Opéra. Le coup de cœur du directeur du festival est à ne manquer sous aucun prétexte (du 15 au 23 juillet).
Côté exposition l’artiste contemporain Adel Abdessemed prendra ses quartiers à l’église des Célestins durant toute la durée du festival avec « Surfaces ».
Enfin, côté musique, le festival d’Avignon et le festival Résonance s’associent pour une soirée de clôture de cette 70ème édition avec DJ Pone (fondateur du groupe Birdy Nam Nam) et General Elektriks, qui vont inonder d’éléctro les jardins de l’université le 23 juillet prochain.

Cette 70ème édition du festival sera une fois de plus grandiose. Avignon 2016 sera très politique en ces temps difficiles, un peu trop peut-être ?

 

Armand Morel

La rédaction

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