« Panem et Circenses »

Hunger gamesLittéralement « Du pain et des jeux ». Rassurez vous je ne vous parlerai pas du film Gladiator de Ridley Scott, pas besoin tellement ce film est bien… non, je m’attarderai sur un film plus récent : Hunger Games.

 

Si je devais décrire Hunger Games en quelques mots? Le savant mélange de deux chefs-d’œuvre : The Truman Show (pour le côté dénonciateur de la télé réalité) et Battle Royale (pour le côté adolescents qui s’entretuent). Mais ce film regorge de bien plus que de simples références. Tout film en soit est un œuvre (réussie ou non) on est d’accord, et il arrive que certaines sachent se démarquer : C’est le cas de Hunger Games. Après cet avis n’engage que moi, et beaucoup savent que mes goûts (et notamment mes critiques) ne sont pas neutres. Mais si vous lisez cet article c’est quand même que vous voulez que j’en parle donc trêve de bavardages, revenons dans le vif du sujet.

 

Adapter du roman éponyme de Suzanne Collins, Hunger Games est le premier volet d’une trilogie (Quoi? ENCORE?). Oui, je sais, alors que résonnent encore les succès de Harry Potter, Twilight, Narnia et compagnie, qu’est ce qu’on va faire d’une énième saga à succès?! Et bien apprécier tout simplement. Sans avoir lu le livre, je vois déjà le potentiel que réserve cette future saga à l’épisode « pilote » prometteur.


De quoi s’agit-il? D’un état totalitaire (Panem) bâti sur les ruines de l’Amérique du Nord où dans lequel le Capitole régit 12 districts souverains après que ces derniers se soient rebellés. Afin de les sanctionner et de leur rappeler leur défaite, le Capitole organise chaque année une « moisson » durant laquelle chaque district se voit prendre par tirage au sort un jeune homme et une jeune fille âgés entre 12 et 18 ans. Ce « tribut » payé par les districts (24 jeunes si vous avez bien compté) doit s’affronter lors d’un jeu télévisé : le Hunger Games. Une seule règle : Tuer ou être tué. Le vainqueur est le dernier survivant et celui-ci se verra couvert de richesse et de gloire. C’est dans ce contexte que Katniss se dévoue pour son district lors de la moisson pour se battre… et survivre.

 

Je pense avoir fait le tour du pitch sans trop en dire, bah oui, je ne vais pas vous mâcher le travail non plus! J’admets, je n’avais pas de très grandes espérances de ce film que je percevais comme un simple divertissement, mais voilà, belle surprise. Déjà comme je l’ai dis parce que c’est un savoureux mélange de deux de mes films favoris sans pour autant les imiter ou les parodier. Bien entendu, le côté profusion de sang de Battle Royale a été supprimé, film interdit au moins de 12 ans oblige.

 

Tout y est, l’actrice jeune et jolie, le héros beau, fort et amoureux. Mais où allons-nous? Bah bizarrement en passant ces clichés à la moulinette, on détruit la niaiserie prévisible et au final c’est une belle surprise. Déjà par les paysages de Caroline du Nord assez époustouflants, ensuite le talent indéniable des acteurs (même en VF et dieu sait que certaines VF devraient être brulées vives) et puis cette épopée qui prend aux tripes, ce joyeux mélange de Kho Lanta avec… aucun jeu existant ou il faut tuer ses adversaires par tous les moyens.

 

L’actrice principale, Jennifer Lawrence, vue notamment dans X-Men first class (as mystique) se voit accompagnée d’une pléiade de seconds rôles talentueux. Citons notamment Elisabeth Banks (Spider man 1-2-3 etc…) ou encore Woody Harrelson (La ligne rouge…) et enfin Stanley Tucci en horrible présentateur télé (Slevin, The terminal...). Mention spéciale à Donald Sutherland (le papa de Jack Bauer dans la vrai vie) et à l’apparition de Lenny Kravitz.

Pourquoi titrer « du pain et des jeux » parce que tel que dans la Rome antique et comme l’aurait dit Gracchus dans Gladiator.

« Le véritable coeur de Rome n’est pas dans le marbre du sénat, il est dans le sable du Colisée. Il va leur apporter la mort… et ils vont l’aimer pour ça. »

 

C’est l’essence même du jeu télé qui est traité ici, d’où mon parallèle avec The Truman Show dans lequel on voit l’omniprésence du réalisateur et son influence en temps réel pour changer le cours de l’histoire. Entouré d’une équipe de techniciens gérant caméra, temps et même décors, le parallèle est sans appel. Au final, un film en deux partie distinctes : La téléréalité : recrutement, fabrication des candidats, glaner les sponsors et la partie « survivor » avec les jeunes enragés en forêt. Mettez le tout à la sauce vestimentaire Willy Wonka de Charlie et la chocolaterie, et je crois que j’ai tout dis (pour l’instant). Je pourrais en parler des heures tellement ce film regorge de références et de réflexions. Le mieux je pense est de vous donnez rendez-vous mercredi 19h sur Radio Campus Avignon? (autopromotion). Le podcast ici.

 

Bref, moi j’ai aimé, je vous le conseille (c’est mon job). Je finirai sur cette réplique :

« Puisse le sort vous être favorable! »

 

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