Le Collectif Action Jeunes s’organise

Stand emploi

Ça se déroulait dans les bureaux de l’UDAF du Vaucluse le 13 février dernier. C’était diverses conférences visant à informer, à orienter les jeunes dans le dédale du monde de l’emploi. C’était trois conférences. Un thème pour chacune : l’économie sociale et solidaire, la formation, les contrats d’avenir. Le premier animé par Patrick Gianfaldoni, le second par Frédéric Olive, le dernier par Henri Crepet et Hassan Mimoun. Tout ça intercalé de pauses musicales du collectif Sintilaire.

Trois locaux pour les conférences, des stands visant à informer, une collation et des invités accessibles, tous et chacun ouverts aux débats et aux échanges d’idées. En tout, des allées et venues qui ont réussi à cumuler, lors de l’apogée de la quantité de monde, entre trente et quarante jeunes entassés devant les conférenciers. Ainsi se sont réunis des jeunes biens éveillés ayant un point en commun : un désir de réussir. Le tout parachevé d’une ambiance conviviale. C’était bien le but de l’organisation, mais il restait tout de même à le réaliser concrètement. Par la satisfaction qui se lisait sur les visages pourtant affamés de réponses des auditeurs, il est évident que le succès de l’événement, sans être spectaculaire, n’en demeurait pas moins authentique, alléguant la sincérité, palpable de positivisme, malgré la difficulté de la situation de l’emploi dans la région.

Pour donner une idée de l’accessibilité aux conférenciers, c’est dans ce branle-bas de combat convivial, devant le portique des stands, bref rien d’officiel, de cérémoniel, en dehors des conférences, qu’un des conférenciers a offert, à votre humble serviteur, un résumé – qui aurait pu se donner n’importe où tellement les discussions étaient à la bonne franquette –, un regard global sur la situation pour le moins intéressant. Hassan Mimoun relate : « Dans le milieu, on utilise souvent cette expression : les employeurs cherchent des moutons à cinq pattes. Au sens où en France, les employeurs, même pour les emplois qui ne demandent aucune formation, s’évertuent à trouver la perle rare, la personne qui a des capacités hors-norme… ces personnes qui souvent n’existent pas. Bref, les employeurs sont craintifs. » Ce genre d’interaction survenait tout autant durant les conférences.  Si ce genre d’activité ne donne pas directement, automatiquement, des emplois, elle permet certes de mieux réfléchir à la question, et parfois même pour certains, de mieux s’orienter dans ce labyrinthe qu’est le marché de l’emploi.

L’origine de l’événement

Pour poursuivre sur sa lancée des événements précédents, l’UDAF a créé  le Collectif Action Jeunes qui, lui, s’est donnée pour objectif d’organiser au moins un événement festif ou un débat par mois dans le but de rassembler la jeunesse. Le tout a été organisé autour de 4 axes : les problématiques de l’emploi, du logement, de la santé, de la citoyenneté. L’UDAF voulait alors faire en sorte que les jeunes continuent à échanger sur ces thématiques qui sans aucun doute les concernent; d’autant plus que, rappelle André Castelli, Vice-président du conseil général du Vaucluse, président de la commission enfance famille jeunesse solidarité territoire et réinsertion, le Vaucluse n’est pas dans une situation reluisante en ce qui à trait à ces thématiques. Ce genre d’initiative est donc évidemment le bienvenu, dit-il. Le rôle de l’UDAF explique Frédéric Olive, président de l’union départementale des associations, actuel président de l’UDAF, en est un de facilitateur; rien de trop dirigiste, de trop formel, pour que ce soit les jeunes qui fabriquent leur produit. Pour les gens actifs, ça peut paraître banal, mais ces activités permettent d’éviter l’isolement. Car sans emploi, les endroits pour se réunir sont généralement coûteux et donc peu accessibles pour ceux-ci. Ces événements qui rassemblent servent aussi à ça, conclue-t-il. Jean-Baptiste Davieau, référent du collectif action jeune, assume qu’il y aura des erreurs évidemment, mais que c’est la manière d’apprendre; il prend en exemple la fois où, lors d’un spectacle, l’organisation avait oublié le repas des artistes. On s’est ajusté, voilà tout. Ça fait parti de notre apprentissage. »

Monsieur Davieau conclut en alléguant que le collectif est assis sur une base participative. Le but est que ce ne soit pas intimidant. Les conférences sur trois thèmes, qui rejoignent les jeunes et qui font en sorte que tout est en place pour les rejoindre, peu importe le milieu d’où ils viennent, n’ont pas été choisies sans raison. Ça n’a pas toujours été facile, admet Bérangère Roux, bénévole depuis trois ans pour l’organisme et, au moment de la conférence de presse, stagiaire pour l’UDAF. « Avant que le premier événement soit organisé, énormément de questions se sont posées sur sa cause. Le chemin n’était pas tout tracé durant les procédures d’organisations d’événements. » Ce genre d’événement ne peut donc qu’être positif pour l’organisme, ainsi que pour les jeunes qui le composent.
 

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