Le désordre et l’immoralité

L'ordre et la morale de Mathieu KassovitzVous l’aurez compris, je vais vous parler de “L’ordre et la morale” de Mathieu Kassovitz sorti en salle ce mercredi, 16 novembre. Mais avant de rentrer dans le sujet parlons peu parlons bien.

Dehors c’est la crise, la campagne présidentielle en marche, et les scandales (surtout politiques) en tous genres, et bien moi, je ne vous en parlerai pas voilà c’est dit.

Moi je vais vous parler de cinéma, un cinéma que j’affectionne et que je défends de toutes les fibres de mon corps. Vous me direz cinéma oui et? Pas n’importe quel cinéma, le cinéma de grand spectacle. Vous savez celui où généralement on ne vous demande pas de réfléchir, où certains puristes diront même qu’ils subissent. Et bien moi, c’est mon dada. J’aime aller au cinéma, prendre une claque visuelle, ne pas réfléchir, m’évader, rêver, palpiter, et défourailler à la sulfateuse tout ce qui se fait de méchant dans ce monde (terroristes, dictateurs et autres vilains-pas-beaux-méchants) avec mes potes Statham, Schwarzy et même Ryan Gosling.

ATTENTION! Oui, j’aime ce cinéma, mais je ne dénigre pas le cinéma « classique », d’auteur, à petit budget. C’est juste une préférence, voilà tout. Je pourrais vous parler d’« Intouchable », de « Tintin » ou encore de « Twi… ». (oubliez le dernier) Mais tout le monde le fait déjà assez.

Alors je vais vous présenter « L’ordre et la morale », déjà parce que je viens juste de le voir, ensuite parce qu’il est sorti mercredi et surtout parce qu’il mérite que l’on parle de lui. C’est l’hiver qui arrive, il ne fait pas beau et froid et on veut voyager. Tiens un film qui se passe en Nouvelle Calédonie ? Allez ! (attention ceci est une hypothèse fictive!)

Oui, la Nouvelle Calédonie ça fait rêver, le sable, le soleil, le lagon, la nature sauvage. Oui mais voilà, on est en 1988 en plein dans les élections présidentielles, Mitterand vs. Chirac (retenez c’est important pour le film) et un groupe d’indépendantistes calédoniens a tué 4 gendarmes mobiles et en a capturé 30 autres, retenus en otages dans la jungle. CECI N’EST PAS UN « RAMBO » à LA FRANCAISE. Donc en cas de prise d’otage sur le territoire français on envoie le G.I.G.N (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, pour les non adeptes des sigles). Nous suivons le capitaine de ce groupe, Philippe Legorjus qui se retrouve face au preneur d’otage Alphonse Dianou, un Kanak indépendantiste. Entre enjeux politiques et enjeux personnels, le gentil capitaine essaye de trouver une issue pacifique à ce conflit mais ce retrouve face à un gouvernement en conflit interne qui envoie prés de 300 hommes de l’armée de terre sur place…

On connaissait Mathieu Kassovitz en tant que grand révolté depuis son film « la Haine » et bien il est de retour et plus réaliste que possible. Le film prend aux tripes, captive, on ne décroche pas. Rappelons que c’est une histoire vraie et moi qui n’étais pas né en 1988 et à vrai dire qui n’avais jamais entendu parler de cet événement, je m’en fichais pas mal. Mais voilà, HEUREUSEMENT qu’il y a des réalisateurs qui osent conjuguer Histoire et cinéma. Alors ne serait-ce que pour la leçon d’histoire ce film vaut le coup. Ajoutez-y des bons acteurs, un bon réalisateur et apprécier le tout. Enfin quand le magazine Première et les Inrokuptibles notent le film 4 étoiles (sur 5) et que Télérama n’en met que 2, le film vaut encore plus le coup. Je finirai sur cette phrase de Mathieu Kassovitz « La vérité blesse, et le mensonge tue ».

À bientôt pour de nouvelle aventure.

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