Les Nuits Zébrées s’invitent à Avignon

Les nuits zébrées de Nova 

Chaque année depuis dix ans, le Zèbre de Nova réunit sur quinze soirées plus de 25 000 festivaliers.
C’est grâce à cela que la semaine dernière, notre belle ville d’Avignon a eu la chance de pouvoir recevoir et écouter quatre groupes tous aussi différents les uns des autres, et qui ont gagné le pari de nous ambiancer gratuitement durant toute une soirée. Omoh, Manudigital, Soom T et Breakbot ont su apporter au public ce qu’il demandait : un moment de détente et de convivialité.

Matthieu, Julie et moi avons ainsi eu la chance d’aller assister à ces concerts, afin de découvrir l’ambiance et l’univers Nova.
La soirée s’est déroulée ce vendredi, dans la grande salle de Monfavet des Passagers du Zinc. Les festivaliers venus nombreux se fondaient en une foule hétéroclite dans laquelle se mélangeaient autant les styles ( teufeur, bourgeois, Matthieu …) que les âges ( et voir danser un enfant de 5ans sur “ Ganja Ganja” est aussi perturbant que comique ).

20h20 :
Le premier groupe a se lancer sur la grande scène fut Omoh.
Au départ, ce groupe encore méconnu du public était un duo composé de 2 hommes, mais qui a depuis peu accueilli une nouvelle venue avignonnaise. Une musique pop-psychédélique, un style vestimentaire décalé et une coupe de cheveux mulet revisité, ont été des ingrédients utiles pour faire voyager les spectateurs dans le passé, en évoquant sans nul doute, la douce époque des années 80.
Alternant entre trans, pop et rock, le groupe Omoh a su nous mettre en condition pour le reste de la soirée.
Sur scène, les trois comparses échangent sans cesse leurs rôles. Le guitariste devient chanteur, le chanteur pianiste … Créant de ce fait, une belle cohésion, sans leader ni concurrence. Vous l’avez compris, ce soir là Musique était leur seul mot d’ordre.

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21h30 :
Après une courte pause à base de bières, la foule se déplace pour rejoindre la salle. Nous rejoignons le peuple afin de se laisser porter par la musique de ManuDigital. Au départ, deux mecs sur le devant de la scène, l’un (Bazil) chante tandis que ManuDigital mixe à côté, de quoi réchauffer la salle.
Bazil nous laisse ensuite seuls avec ManuDigital, le rythme s’intensifie et le beatmaker nous fait bouger comme ce n’est pas permis. Il est sur le côté de la scène, derrière sa table de mixage mais ça ne l’empêche pas de communiquer avec le public pour le rendre encore plus chaud bouillant. La salle se remplit vite et affiche un large sourire. L’ambiance est à son apogée, tout le monde saute et transpire sur la musique reggae Dub, personne ne veut que ça s’arrête.
Pour la première date du Digital Pixel Tour, ManuDigital nous a permis de faire le plein de bonnes vibes et nous a donné envie de le suivre tout au long de sa tournée.
C’est donc avec le sourire et une énergie folle que nous avons pu accueillir SoomT.

Manudigital

 

Seconde pause pinte, et on revient s’appuyer sur la barrière devant la scène. Et c’est donc en face des basses que l’on attend impatiemment une des guest star de la soirée. Cette fois, la chanteuse de Glasgow a laissé tomber ses beats électroniques propres à ses plus grands titres, seul le synthé est présent sur scène et c’est simplement une batterie et une guitare en plus qui l’accompagneront durant son set. C’est ainsi dans une salle déjà bien chauffée au préalable qu’elle peut commencer.
« Free As A Bird » c’est le nom de son nouvel album. Et libre, elle l’est. C’est avec brio et dans une totale liberté musicale qu’elle explore tous les genres musicaux, allant du hip hop à quelques allures de soul, sans en oublier pour autant ses bases. En effet, sa voix et son flow aussi particuliers soient-ils, constituent l’essence de ses chants ainsi que son talent. Des titres inconnus jusque-là, que nous avons découvert avec plaisir mais aussi des classiques. « This one’s for the ganja lovers » nous dit-elle avec un sourire taquin pour introduire un de ses plus grand succès « Ganja Ganja ». Parmi ses grands titres, on a aussi pu avoir la chance de chanter avec le reste du public le refrain de « Boom Shiva » de son très bon album avec Disrupt « Ode To A Carrot ». On aurait bien entendu un petit « Roll It » en guise de rab, mais étant donné la qualité du show, on ne s’en plaindra pas. Tonnerre d’applaudissements, remerciements, c’est encore une fois avec le sourire que la jeune trentenaire s’éclipse en coulisse. Place à Breakbot maintenant.
Cette fois, pas d’aller-retour au bar ponctué de slaloms dans la foule. On est aux premières loges on y reste. C’est en compagnie de Irfane, son acolyte (du célèbre Baby I’m Yours notamment), que Breakbot apparaît dans la lumière tamisée. Connaissant le potentiel du DJ Funk/Disco, on savait que c’était sur une touche finale luxueuse que la soirée s’achèverait. Malgré le clivage dans l’ambiance générale, Soom T et Breakbot ne jouant pas sur les mêmes terrains, c’est en vivant la musique que celui-ci assure le spectacle comme il le faut. Pas de gros titres cette fois-ci, même si l’espoir d’entendre Baby I’m Yours, s’était déjà dissipé il y a longtemps. Le plaisir y est quand même et, preuve en est, ce sont même deux énergumènes a fort taux de houblon dans le sang qui ont fait irruption sur scène. Ces deux jeunes inconnues, de par leurs danses conceptuelles, ont ainsi grandement contribué à attiser l’euphorie de la masse dansante, jusqu’à la fin de la soirée, et on les en remercie! Car c’est avec une bonne soirée en plus dans la tête qu’on rentrera à la maison.

Matthieu Limongi, Julie Haolvoet, Pauline Bié

La rédaction

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