LLIVE REPORT AVIGNON BLUES FESTIVAL LUCKY PETERSON + THE BOSTON BOYS – 18/10/2014

C’est annoncé, la programmation du Avignon Blues Festival tend à évoluer vers une offre plus éclectique, plus jeune et diversifiée (cf. Portait de Michel Laporte, par Mathieu). Cette 17e édition illustre ces ambitions, à l’image de cette soirée du 18/10, de ce samedi soir bluesy mais pas que. Lucky Peterson, ce veinard, était précédé des Boston Boys, quatre jeunes américains tout droit sortis de Berklee à Boston, l’école de musique internationalement reconnue, et non Berkeley le campus californien (distinction d’importance). Plus éclectique donc, car bien que leur Irish(y) Pop Folk Gospel soit intensément imprégné des racines blues communes à toutes nos chères musiques actuelles, l’indéniable dimension pop nous permet de saisir les velléités ambivalentes de Michel Laporte (Pdt du Festival). Il s’agit d’actualiser la perception de son fidèle public, mais surtout de le rajeunir. Il nous lance effectivement un appel, à nous la jeunesse avignonnaise – que dis-je, provençale ! – pour prendre part à cette célébration de l’univers Blues dans toute sa diversité. Mathieu et moi n’avons pas hésité !

Un petit focus sur les Boston Boys*

On peut imaginer que la pop puisse rebuter un public blues. Samedi soir, l’audience semble pourtant s’être laissée séduire par les vocalises plurielles et audacieuses de ces quatre garçons, dont les influences ponctuent le concert de jolies surprises. De l’Irlande au Maroc, du Gospel au Punk, de la berceuse à l’épilepsie, on s’y retrouve pourtant assez bien. On se laisse même embarquer plus d’une fois, à les suivre dans leurs chorus aériens et leur sens aigüe de la composition. Plein d’éloges ce live-report, me direz-vous ! … Je le confesse, je n’écouterai pas les Boston Boys tous les jours, un peu trop pop à mon goût, mais la performance est plutôt sympathique, et le pari de Michel Laporte est réussi. Pour finir, les Boston Boys reconnaissent, à demi-mot, faire partie de ce mouvement ‘néo folk’ qui se répand un peu partout ,dont les derniers représentants – et non des moindres – ne sont autres que les Mumfords & Sons. Une nouvelle folk aussi diversifiée que le sont ses proches cousins antifolk, popfolk ou bluesrock. Bref, Boston Boys, c’est à mi-chemin entre les Mumfords et un type tout à fait incongru que je vous conseille fortement : Ben Caplan*. 

Ce bon vieux Lucky*

Mais le héros de la soirée, la tête d’affiche du festival, l’un des plus dignes emblèmes du groove, celui qui perdure et ne meurt jamais, c’est bien ce bon vieux Lucky Peterson. Un bluesman showman trueman des premières heures. Lucky est né dans un club de jazz, qui appartenait à son père, et a grandi sur les genoux de Muddy Waters, auquel il rend d’ailleurs un brillant hommage à chaque fois qu’il le peut. Le guitar hero, organiste de formation (repéré à cinq ans par ses paires), nous a offert un show inédit et improvisé. Arrivé en retard et associé à des musiciens de prestige mais avec lesquels ils n’avaient jamais partagé la scène,  LP a plongé sans hésitation dans son répertoire de prédilection, celui qui met tout le monde d’accord. On regrette toutefois le manque de réactivité (ou de spontanéité ?) du public, bien trop « français » à mon goût sur ce coup-là. Assis, il osait à peine lever les bras ou donner un peu de voix pour rendre à Lucky l’énergie qu’il tentait de partager, en vain pendant les trente premières minutes. Surpris, ce dernier décide de parcourir la salle pour un solo inflammable, il réveille enfin la foule qui finit par se rasseoir dix minutes après… Pour les danseurs et les amateurs de sensoriel,  un peu de frustration avec les remarques des ‘assis’, quand ce ne sont pas coups de pieds furtifs et insultes bougonnées. Mais rien ne pouvait gâcher cette soirée, ce show que j’attendais depuis bientôt cinq ans, j’ai continué à danser et à crier ma joie en guise de remerciements. Malgré notre persévérance, nous n’avons pas pu rencontrer « le chanceux », bien trop exténué par le voyage. Son agent déclinera finalement la plupart des interviews.

 

*The Boston Boys – I Wish I Knew How It Feels To Be Free,

https://www.youtube.com/watch?v=AYj89T3apJ8

*Ben Caplan – Southbound,

https://www.youtube.com/watch?v=RFU78RVjeuU

*Lucky Peterson à Porto Alegre en 2004

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https://www.youtube.com/watch?v=gUZOp8CfB24

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