Nous finirons ensemble : entre drame et comédie, une suite touchante et longuement réfléchie

Près de 10 ans après le succès de son film « Les Petits Mouchoirs », Guillaume Canet revient avec la suite, intitulée « Nous finirons ensemble », toujours en compagnie de son casting « de bons potes », comme il aime les appeler : François Cluzet, Marion Cotillard, Laurent Laffite, Gilles Lellouche, Benoît Magimel et Pascale Arbillot.

En 2010, nous avions laissé Max, Vincent, Marie, Eric, Antoine et tous les autres dans une situation bouleversante à la suite du tragique accident de leur ami Ludo. Neuf ans après, malgré l’éclatement du groupe d’amis, ils décident de faire une surprise à Max pour ses soixante ans, et de se rendre à Cap Ferret pour le fêter avec lui. Rancunier et dépressif, Max ne voit pas les choses du même œil…

Si les suites au cinéma sont souvent mal amenées et dépendantes d’un fan-service, ce n’est pas la même chose pour Nous finirons ensemble. Les neuf ans d’intervalle entre les deux films ont permis à son réalisateur et à son casting de changer, d’évoluer. « Les « films de potes », même si on l’est dans la vie, ce n’est pas facile. Il y a des réactions pas toujours évidentes. Quand on connaît et qu’on aime les gens, on fait moins d’efforts, on prend moins les formes pour dire les choses. Sur le tournage du second film, il y a eu plus de maturité que sur le premier ! » constate Guillaume Canet qui considère cette suite comme « un constat sur l’amitié » et l’évolution de ces relations avec l’âge.

Les Petits Mouchoirs est un film représentant, de façon assez importante, la destruction : la mort d’un ami, la séparation d’un couple, la destruction d’un groupe d’amis… Nous finirons ensemble a, quant à lui, la volonté d’aller aux antipodes de cette destruction, avec la renaissance de l’amitié et de l’amour, de l’évolution d’un deuil jamais évident. C’est là que se trouve la maturité évoquée par Guillaume Canet, une volonté de positiver face aux années qui passent. « Je me retrouve totalement là-dedans », explique le réalisateur, « je n’avais plus envie de perdre du temps, marre de faire semblant ! ». Les personnages sont plus travaillés que dans le premier opus : si chacun voit son
histoire et sa psychologie mise en lumière indépendamment de l’histoire centrale, ils gardent un aspect humoristique tout à fait pertinent en dehors de ces moments-là. Une belle prouesse de la part des acteurs, qui jonglent entre drame et comédie sans jamais surjouer ni tomber dans la facilité.

En s’appuyant sur le ton de l’humour, Nous finirons ensemble ressemble à une leçon de morale, sans condescendance aucune. Si le film montre des moments peu évidents qui peuvent surgir au cours d’une vie, il transmet un message positif avec cette volonté de profiter de ceux que l’on aime avant qu’il ne soit trop tard, de se dire les choses sans tabou. « Je considère qu’à partir de 40 ans, plus les années passent et plus on accepte de vivre pour soi ; quand on approche de la mort, j’ai l’impression que les êtres s’attendrissent et font preuve d’humilité », raconte Benoît Magimel, Vincent dans le film.

Si la suite des Petits Mouchoirs était inattendue pour le public, elle était indispensable pour Guillaume Canet.  Comme l’explique Benoît Magimel, « Les dix années se sont écoulées et lui (Guillaume Canet) ont donné envie de s’exprimer à travers les personnages. C’est intéressant de suivre les personnages dans le temps ! On se retrouvera quand on aura soixante piges… ».


En attendant la sortie de Nous finirons ensemble le 1 er mai 2019, la bande-annonce est disponible ici.

Julia Pataillot

La rédaction

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