Parait-il que la nuit, tous les chats sont gris…

Des LED dessinent les contours de formes géométriques sur la scène

Samedi 22 Novembre, à l’Alpilium de St-Remy-de-Provence, se trouvait le concert de Cats on trees organisé par les Passagers du Zinc. La salle affichait complet, pas étonnant pour un groupe dont les musiques passent sur Virgin radio. Curieuse de découvrir en vrai des artistes qu’on entend partout, je vous en raconte un peu plus …

Un show qui claque!

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que les spectateurs sont chauds, d’ailleurs ça se ressent dans la salle, une bonne vingtaine de degré à St-Remy. Les artistes montent sur scène, j’attends de voir le rendu de la déco. De parts et d’autres de la scène on aperçoit des triangles. On voit que le visuel a été beaucoup, mais beaucoup travaillé. Non mais ce que je veux dire c’est que la personne qui a monté ce spectacle est un tueur des lumières. Quatre vidéoprojecteurs qui illuminent les éléments de scène, des milliards de LED partout qui dessinent les contours des éléments et des formes géométriques derrière. Le tout synchronisé avec la musique, rendez-vous compte de ce travail titanesque, c’est tout simplement magnifique. Avec le noir de la salle on se croirait au fond des abysses au milieu des poissons transparents et électriques. Je ne vous ai pas dit, je suis à l’étage, j’ai une vue d’ensemble et la salle est comble. La scène est symétrique, un ensemble de corde à l’arrière rend le tout un peu plus complet.

 

Un visuel très travaillé

 

Le chat est tombé de l’arbre

 La chanteuse Nina, à un grain de voix particulier. Grave et suave, elle utilise beaucoup les vocalises comme pour combler un manque de parole ou rajouter un instrument. Assise derrière son piano, elle bouge beaucoup les cheveux et du coup, on croirait qu’elle bouge vraiment. Quant au batteur, il n’a pas dit un mot depuis le début du concert. Une fois de temps en temps, on l’entend comme un lointain écho qui vient doubler la voix de la chanteuse, pourtant les enceintes de l’Alpilium sont bonnes, mais voilà il chuchote. Finalement, il demande à la salle de se faire des bisous et des câlins et de se tenir par la main. Tout cela semble être magnifiquement orchestré, contrôlé, répété. A part ça, il a l’air entrainé par sa batterie, bien que les paterns semblent strictement accompagner les accords du piano à la croche ou à la noire. Dit plus simplement, c’est extrêmement simple et dépouillé de toutes fioritures, c’est vide, ça manque de rythme accrocheur et envoûtant. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce concert est participatif, ils prennent quand même le temps de nous apprendre un refrain et la chanson démarre avec un peu plus de dynamisme (ça fait du bien). La salle en tremble d’applaudissement. Le rythme passe à la croche, la chanteuse se lève et demande au public d’agiter les bras.Certaines sonorités me font penser à Metronomy.

 

En bref,

 

Bilan mitigé, la musique sur une base piano/batterie reste très mélodique, les accords sont plaqués, redondants et prévisibles, la batterie ne décolle jamais vraiment. Derrière, un ensemble de corde qui rajoute encore une touche de grandiose. Effectivement, ça permet de remplir l’espace musical. Habillées en noir comme à l’opéra, dans un concert de musique actuel pop électro, ça me titille un peu qu’on reprenne les vieux classiques dans un contexte inadapté. Bref, le show reste quand même magnifique, dommage qu’ils aient mis le paquet sur la forme et pas sur le fond. La musique est vide de sens, je n’ai pas su définir l’univers auquel ses artistes appartiennent. Les cris de joie fusent dans la salle, moi je cris halte aux mélodies trop simples, halte à la facilité, et à ce qu’on nous impose et que l’on accepte sans même chercher à comprendre, ce qui fait la beauté profonde de ce que l’on écoute. Cette musique est tout public effectivement, mais quand on est tout public, finalement on en est aucun.

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *