Podcast – L’Amour Masqué en direct de l’Opéra

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L'Amour Masqué d'André Messager et Sacha Guitry

VENDREDI 9 FEVRIER de 20h00 à 23h00 
L’AMOUR MASQUE en direct de l’Opéra d’Avignon
 par Luce Drouet, Irène Khaletzky, Pauline Bord (Premières Loges) et Jules Roques.

Cette émission a été réalisée en partenariat avec l’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence, l’Opéra-Théâtre d’Avignon et Premières Loges. 

L’émission a également été diffusée en direct de Radio Campus Paris (93.9 FM) et Radio Campus Tours (99.5 FM).

L’émission
Rédaction
 Premières Loges 
Captation SAV 
Réalisation Jules Roques

La pièce

Direction musicale Samuel Jean
Direction des choeur Aurore Marchand
Mise en espace Philippe Binot – Pascal Barraud

 
Elle Sophie Marilley
Lui Jean Manifacier
1ère servante Maud Ryaux
2ème servante Laetitia Ithurbide
Le Maharadjah Ivan Thirion
L’Interprète Olivier Dumait
Le Baron Frédéric Bang-Rouhet
Le maître d’hôtel Lucas Barraud
Le valet de pied Patrice Laulan
 
PRESENTATION
 
Musicien lié à La Belle Époque, André Messager (1853-1929) fut l’auteur de comédies lyriques appréciées en leurs temps, comme Isoline (1888), La Basoche (1890), Véronique (1898) – et son célèbre duo de l’escarpolette ! –, Fortunio (1907), L’amour masqué (1923), l’opérette romantique Monsieur Beaucaire (1925) et Coup de roulis, d’après le roman de Maurice Larrouy, en 1928. Exceptés Fortunio et L’amour masqué, la plupart d’entre eux ont aujourd’hui disparu de l’affiche des théâtres. En revanche, ses Souvenirs de Bayreuth, fantaisie à quatre mains co-signée avec l’ami de toujours, Gabriel Fauré, et reflet d’une passion fervente pour Wagner, remporte toujours le suffrage des amateurs comme de célèbres duos pianistiques. Le chef d’orchestre n’est pas moins réputé, car c’est à Messager que l’on doit la première de Pelléas et Mélisande, à l’Opéra comique, en 1902, sans oublier une foule d’autres créations françaises, dont celles de Louise, d’Hänsel et Gretel, Tosca, L’ or du Rhin, Salomé, Parsifal, etc. La première parole de L’amour masqué : « J’ai deux amants, c’est beaucoup mieux, car je fais croire à chacun d’eux que l’autre est le Monsieur sérieux… » dit tout, ou presque, de cette aimable comédie musicale en trois actes de Sacha Guitry, représentée pour la première fois à Paris, le 15 février 1923, au théâtre Edouard VII, avec Yvonne Printemps (Elle), son époux de l’époque et l’auteur, Sacha Guitry (Lui), Marthe Ferrare (1ère servante), Marie Dubas (2ème servante), Louis Maurel (L’interprète), Urban (le Baron) et Pierre Darmat (le Maharadjah). Certes, le sujet de la pièce est frivole – l’Amour masqué s’intitulait à l’origine J’ai deux amants –, mais l’humour et l’ironie dont il est paré, s’accorde non sans finesse avec la musique de Messager qui, elle aussi, et malgré l’âge vénérable de son auteur (il est septuagénaire !) module avec finesse. À sa création, le critique musical Émile Vuillermoz remarque que l’auteur, sur scène, paraît surpris que ses paroles, sa voix à l’intonation si caractéristique – et déjà musique à elle seule ! –, et son action s’enchaînent avec autant de facilité avec la partition : c’est que le compositeur n’a pas tenté de rivaliser avec la langue de Guitry, tempérant la vivacité des formules par un accompagnement de mélodies au rythme primesautier. 
Franck Mallet
 
L’HISTOIRE
Acte I
Elle a vingt ans. Elle est riche grâce à la libéralité de ses deux « protecteurs «, le Baron d’ Agnot et le Maharadjah, que, bien entendu, elle n’aime pas. Elle est tombée amoureuse d’un jeune inconnu dont elle a dérobé le portrait chez un photographe. Lui a quarante ans (et même un peu plus). La photo, qui date de vingt ans, est la sienne. Prévenu par le photographe, il se rend chez Elle pour récupérer son bien. Elle croit qu’il s’agit du père du jeune homme. Lui ne la contredit pas et accepte pour son fils l’invitation à un bal masqué birman qu’elle organise le soir même.
 
Acte II
Le prétendu fils arrive au bal masqué, ainsi que le baron et le Maharadjah (ce dernier flanqué d’un interprète) et huit autres invités (quatre femmes et quatre hommes). Les deux servantes, habillées comme leur maîtresse, devront se charger du baron et du Maharadjah, tandis qu’Elle passera la nuit avec Lui.

Acte III
Chacun semble avoir mis la nuit à profit, notamment la seconde servante avec le Baron d’Agnot. Par contre le Maharadjah est moins crédule et c’est avec l’interprète que la première servante a passé la nuit. Lui est donc arrivé à ses fins, mais il ne sait comment avouer la supercherie. C’est une piqûre de rose qui fera découvrir la vérité. Elle ne prend pas ombrage de la différence d’âge. D’ailleurs, elle reste fidèle à ses principes, c’est-à-dire d’avoir deux amants — pour l’occasion, le père et le fils — réunis en une seule personne. 

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