Portrait d’Antonin Leymarie, compositeur et percussionniste du Magnetic Ensemble

Après plusieurs reportages dans différents festivals cet été, le dernier à Avignon dans le cadre du Tremplin Jazz, je vous annonce que la série de portraits se poursuit auprès de musiciens (Antonin Leymarie, Drew Gress, Bernard Jean, Laurent Dehors, Simon Tailleu, Cédrick Bec).

Ainsi, lorsque je pénètre dans la Gare de Coustellet pour la première fois le 11 octobre, une semaine avant le concert du Magnetic Ensemble, je ne sais rien du lieu où va se dérouler le concert du soir, mis à part par l’intermédiaire de Sophie (responsable de la communication à la Gare) que Thomas de Pourquery et quelques uns de ces acolytes y ont siégés en résidence, il y a quelques semaines. Je viens donc assister à un show où les publics sont de toutes âges et très curieux. Cet état de fait me réjouit à l’idée de rencontrer Antonin et le Magnetic Ensemble dans la semaine qui suivra cette escapade automnale.
De plus, la volonté de s’affranchir des barrières musicales, de décloisonner les horizons musicaux semble être une démarche poursuivie par le Magnetic Ensemble. Je m’attends à chercher un moment ou à quelques tergiversions pour lancer Antonin sur le sujet mais  il me donne son accord quelques minutes plus tard. 
Bon, les tergiversions viendront tout de même un peu après, alors que nous entrons dans la phase questions-réponses ; la rencontre initialement prévue à la Gare se fera au téléphone ; lui à Maubec, moi à Avignon.
Je lui annonce que “pour le portrait de spectateur, je compte parler de lui en fait, ou plus exactement d’avoir une conversation sur les sujets qui viendront naturellement et de synthétiser ensuite la chose… Cela peut donc aller de vos goûts culinaires à la couleur de vos chaussettes en passant par les artistes par lesquels il est influencé …” 
La conversation se fait facilement, tellement facilement que je ne sors même pas mon carnet et que je ne lui pose aucune question pour le portrait.
Il est prêt, nous le sommes aussi ; et vous ? 


Comment as tu réuni les musiciens autour de ce projet « Magnetic Ensemble » ?

Ce projet est né en juin 2012 associant le chant à mes compositions, c’était un prétexte pour se retrouver autour de la transe acoustique ; le but est d’inviter les gens à danser. Il a démarré par une collaboration au sein d’une résidence à l’Atelier du Plateau. L’Atelier aime croiser les disciplines et s’affranchir des étiquettes, mélanger les formes esthétiques.

Comment représenterais tu les influences qui émergent de ce projet ?

Attirer les uns par rapport aux autres, fédérer autour d’une scène, Magnetic Ensemble se compose de deux percussionnistes (percussion acoustique et percussion électro) et d’un batteur qui développe une boule d’énergie, auxquels se greffent un piano préparé, un synthé basse, des chanteurs. On propose un mélange de percussions traditionnels (Afrique de l’ouest du Mali) et de percussions contemporaines (cloches tubes, plaques de métal, tambours japonais, électro acoustique avec des traitements sonores) soutenus par le piano, le synthé et les chanteurs.

Selon toi, composer suppose t’il de s’affranchir des clivages musicaux ?

Quand j’ai écrit, je voulais simplement partagé les rifs de la transe avec mes amis musiciens ; faire un recueil de cette poésie, du travail sur les répétitions sonores et d’amener des harmonies sur les répétitions pour détourner la musique électronique. J’ai envie de partager un son avec les musiciens, collectivement, un son autour de ma proposition.

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