Portrait de Jean Michel Ambrosino (co-président du TJA)

Après notre rencontre d’hier en compagnie d’un spectateur au Cloitre des Carmes, aujourd’hui nous avons décidé de rencontrer Jean Michel Ambrosino, co-président du Tremplin Jazz d’Avignon avec Robert Quaglierini. Camille, avant la rencontre me rappelait qu’elle l’avait rencontré lors de l’anniversaire de Radio Campus Avignon aux Passagers du Zinc. En effet, Jean Michel est quelqu’un qui est investie à la fois aux contacts d’artistes émergents mais aussi auprès des artistes internationaux, invités au Tremplin.

Lorsque nous rentrons dans le cloitre des Carmes pour la seconde fois de la journée,  nous savons que la personne qui va se prêter à l’exercice du jour est disponible et arborera un large sourire. Le co-président du tremplin nous reçoit alors au moment où l’on se rappelle que ce dernier a signé une convention avec l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse dans le cadre du « Patch Culture ».
À vrai dire, nous nous attendons à un discours convenu et à quelques tergiversations, mais l’entrain sans réserve du co-président ne se fait pas attendre. Même si les tergiversations viendront tout de même un peu après : alors que nous entrons dans la phase du territoire et de la dynamique propre à Avignon, il nous donne des éléments incisifs que nous écoutons avec attention.
Nous lui annonçons alors que “pour le portrait de spectateur, nous comptons parler de la jeunesse, ou plus exactement d’avoir une conversation sur le place des étudiants dans le cadre du Tremplin Jazz d’Avignon…” Là, nous avons conscience que nous nous adressons à une personne qui connaît bien le campus, un ancien étudiant de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, un homme prêt à en défaire, un type qui n’hésite pas à parler en toute franchise. Lors de notre première rencontre quelques mois plus tôt, nous l’avions déjà ressenti et vous l’avait fait partager au micro depuis le patio des Passagers du Zinc. Cette fois, ce n’est pas au micro, mais à la plume que nous allons retranscrire notre entretien; prêts nous le sommes, lui aussi ; et vous ? 


Comment est établit la programmation des artistes internationaux au tremplin ?

C’est une programmation collégiale avec cinq membres ; où d’abord, il y a des recherches individuelles, puis une concertation collective autour d’une bonne bouteille et une belle assiette de charcuterie. Ainsi nous nous efforçons à défendre une image plurielle du jazz, avec des musiques destinées au grand public autour d’un groupe émergent (Alexis Avakian 4tet), un jeune artiste (Christian Scott),  une voix (Mélanie De Biasio), et un artiste de renom autour d’un jazz expert (Manu Katché), Nos choix sont limités par les contraintes budgétaires.

Quels sont les effets sur le plan du territoire en terme de publics et de concourants?

Le Tremplin touche essentiellement des publics du Vaucluse, même si nous constations chaque année que des personnes font le déplacement de Lyon à Marseille. Pendant dix ans, il y avait une personne de 90 ans qui venait de Belgique. Chaque année, nous relevons près d’une centaine de candidature de groupes de toute l’Europe.

Quelle est la place accordée à la jeunesse, aux étudiants au Tremplin?

C’est une problématique essentielle en effet que celle du renouvellement des publics, les jeunes viennent au Tremplin ; mais pas sur les scènes non concourantes. Cette année, avec le « Patch Culture », nous souhaitons permettre aux titulaires de ce dernier de découvrir ou de se faire plaisir avec des artistes qu’ils connaissent déjà.

Demain, nous vous livrerons le portrait d’un membre du jury pour évoquer son rôle et son investissement dans le cadre de la 23ème édition du TJA et éventuellement celui au sein des éditions à venir.

Robert Quaglierini (à droite), Jean Michel Ambrosino (à gauche) : co-président

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