Portrait de Manu Katché (batteur de jazz au TJA)

© Visual - Manu Katché

Après notre rencontre d’hier en compagnie d’un bénévole du TJA au Cloitre des Carmes, aujourd’hui nous avons décidé de rencontrer Manu Katché, célèbre batteur de jazz français depuis le Tremplin Jazz d’Avignon. Comme vous probablement, nous le connaissions en tant que juré de la « Nouvelle Star » ou comme batteur de jazz. C’est d’ailleurs précisément sur ces points que nous avons décidé de s’arrêter avec lui aujourd’hui à quelques heures de son concert à Avignon.

Lorsque nous rentrons dans la Cloitre pour la dernière fois dans le cadre du Tremplin, nous sommes en attente de rencontrer l’un des plus fameux batteur de jazz français qui sort un nouvel album. Nous partons donc à l’inconnu mais sur un terrain familier, celui de musicien de jazz ayant une carrière riche et diverse. Ce n’est pas s’en rappeler les interviews que nous avons pu réaliser avec Médéric Collignon, Richard Galliano et autres artistes de jazz tout terrain. Manu nous écrit donc pas sans une certaine appréhension dissimulée derrière un sourire curieux et taquin. Nous avons 10 minutes à lui consacrer, pas plus, pas moins ; le même régime que nos autres portraits de spectateur. On envisage alors de développer son parcours atypique, son regard vis à vis de la jeunesse montante et particulièrement des jeunes batteurs de jazz français et leurs insertions dans le secteur professionnel et de conclure avec une touche « Made in Avignon ». Ainsi, Manu Katché parcourt avec nous les quelques kilomètres qui le séparent de son train de notre studio radio et nous conte peu à peu son parcours tout terrain. La discussion est plus brève que prévu mais demeure intense, il rappelle son investissement passé et son regard actuel sur les jeunes musiciens, les enjeux d’un tel événement, et son intérêt pour le Cloitre des Carmes. Là, nous avons conscience que nous nous adressons un musicien qui est très attaché à l’espace, aux énergies, un homme qui ne place pas la batterie au fond de scène mais bien au contraire qui la place au devant tout en équilibre avec les musiciens qui partage son plateau. Cette rencontre fortuite nous invite à faire le point sur le Tremplin et à vous en proposer un bilan dans quelques heures. Mais avant, commençons par vous rappeler le contenu de l’échange avec Manu Katché.  

Comment observez vous le développement de votre carrière, la place de la batterie ?

Pour ma part, je suis toujours à la recherche de collaborations diverses pour évoluer, découvrir et partager. J’ai décidé il y a une dizaine d’années de me tourner vers une carrière solo, afin d’expérimenter de nouvelles émotions et de me positionner différemment. Depuis j’ai eu la chance de pouvoir collaborer avec pas mal d’artistes de la scène Jazz et d’avoir un groupe de musiciens extraodinaire à mes côtés avec lequel je sillonne le monde. Je pense donc avoir fait le bon choix. Je suis comme au début de ma carrière, très à l’écoute de ce qui se produit, tous genres confondus et j’ai la chance de faire de très jolies rencontres. Il me semble qu’une carrière, quelqu’elle soit, nécessite de la patience et du travail, peu importe le niveau acquis. Chaque moment vécu est un apport considérable pour alimenter l’inspiration et l’envie !

 

Quels conseils donneriez vous à des jeunes musiciens de jazz pour s’insérer ?

Les jeunes artistes Jazz et autres d’ailleurs, sont le renouveau de la musique, pour le Jazz, qui est très évolutif, le mélange des genres me parait totalement acquis par cette nouvelle génération ce qui leur permet, de porter cette musique encore plus loin sans clivages et avec beaucoup d’originalité !

 

Dans quelques heures, retrouvez le Tremplin vu de l’intérieur !

Nous adressons nos remerciements particuliers à Delphine Massot et à Reno Di Mattéo pour leurs suivis.

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