Portrait de Michel Laporte (président de l’Avignon Blues Festival)

Après notre rencontre avec Ralph Alessi à l’Ajmi il y a deux jours, nous avons décidé de rencontrer Michel Laporte, président de l’’Avignon Blues Festival. Cette entrevue en compagnie de Cyril n’était pas prévue au calendrier du soir, nous avions beaucoup d’espoir de rencontrer Lucky Peterson que nous avions salué à la sortie de son concert. Mais, entre la rencontre à la sortie du plateau et son retour à l’hôtel, nous avons fait que de l’observer à distance.

Alors lorsque nous rentrons dans l’antichambre du festival avec le président, nous ne savons rien de la personne qui va se prêter à l’exercice du jour. Michel Laporte est disponible et arbore un large sourire. Il nous reçoit alors un moment pour aborder l’évolution du festival, sa programmation, sa politique vis à vis de ces publics. À vrai dire, nous nous attendons à un discours convenu, mais la sincérité sans réserve du président ne se fait pas attendre. Il nous livre des éléments incisifs que nous écoutons avec attention.
Nous lui annonçons alors que “pour le portrait de spectateur, nous comptons parler de la jeunesse, ou plus exactement d’avoir une conversation sur le place des étudiants dans le cadre du Blues Avignon Festival…” Là, nous avons conscience que nous nous adressons à une personne qui connaît bien son sujet, un passionné qui programme des concerts depuis presque 20 ans, un homme qui porte ses idées, un type qui n’hésite pas à parler en toute franchise. C’est notre première rencontre, il nous faudra être court car nous espérons toujours avoir un entretien avec Lucky Peterson; prêts nous le sommes, lui aussi ; et vous ? 


Comment est établit la programmation des artistes internationaux au tremplin ?

C’est une programmation qui se déroule entre février et juillet, une partie assez excitante du « travail ». Le projet s’est développé, nous jouons la Ligue des Champions avec le budget d’une équipe de Ligue 2. Ainsi nous nous efforçons à défendre une image plurielle du blues, avec des musiques destinées au grand public autour de groupes émergents et de jeunes artistes associés à des artistes de renom. Nos choix sont très limités par les contraintes budgétaires.

Quels sont les effets sur le plan du territoire en terme de publics ?

Le festival touche essentiellement des publics du Vaucluse, même si nous constations chaque année que des personnes font le déplacement. La moyenne d’âge est probablement autour de mon âge (65 ans), mais pour certains concerts où les groupes sont constitués de jeunes musiciens, il y a des jeunes qui se déplacent.

Quelle est la place accordée à la jeunesse, aux étudiants au sein du Festival?

C’est une problématique essentielle en effet que celle du renouvellement des publics, les jeunes ne viennent pas en masse au festival; nous ouvrons la programmation pour cela et essayons de permettre aux publics d’être debout lorsque le programme invite à se bouger.

Ainsi s’achève cette soirée où nous saluons Philippe Petrucciani avant de partir. Nous vous donnons rendez vous pour le portrait de Bernard Jean afin d’évoquer son rôle et son investissement dans le cadre de son projet « Si l’amour durait » qu’il présentera à l’Ajmi le 24 octobre.

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