Portrait de Ralph Alessi (trompettiste américain)

Après notre entretien téléphonique avec Antonin Leymarie, aujourd’hui nous avons décidé de rencontrer Ralph Alessi, trompettiste américain. L’entretien se déroule à l’A.J.M.I., juste après sa master class, il s’avère très rapide, incisif et passionnant. En effet, Ralph est quelqu’un qui est investie à la fois pour les musiques de jazz et les musiques improvisées au contact d’artistes internationaux.

Lorsque nous rentrons à la Manutention pour la première fois depuis la rentrée,  nous savons que la personne qui va se prêter à l’exercice du soir sera prise par le temps et arbore un large sourire. Le trompettiste nous reçoit alors dans sa loge accompagnée par Emilie, administratrice du lieu. Il jouera ce soir là avec de fameux compagnons noctambules (Drew Gress, contrebasse; Gary Versace, piano ; Nasheet Waits, batterie).
À vrai dire, nous anticipons un discours rapide et quelques difficultés de langage ; lui de San Fransisco, nous d’Avignon. Il n’en est rien, l’entrain sans réserve du trompettiste ne se fait pas attendre. Même si les difficultés de compréhension viendront tout de même un peu après : l’homme est sensible et fort.
Nous lui annonçons alors que “pour le portrait de spectateur, nous comptons parler de la jeunesse, ou plus exactement d’avoir une conversation sur le place des musiques improvisées dans le cadre des échanges internationaux…” Là, nous avons conscience que nous nous adressons à une personne qui s’engage corps et âme pour ces musiques, un homme prêt à en défaire, un type qui n’hésite pas à parler en toute franchise. C’est notre première rencontre, nous l’avons déjà écouté chez nos confrères de France Musique. un an auparavant. Cette fois, ce n’est pas au micro, mais à la plume que nous allons retranscrire notre entretien; prêts nous le sommes, lui aussi ; et vous ? 


Quel est ton regard sur le statut du jazz aux Etats-Unis ?

J’ai grandi avec cette musique qui est profondément intégré à notre culture. Actuellement, la culture américaine est de moins en moins intéressé par l’art, par le jazz. L’école se désengage, elle accorde de moins en moins de temps pour sensibiliser les jeunes. Le jazz est probablement devenu trop abstrait, alors qu’en Europe, il y a des publics, de l’attente.

Particulièrement quel image as tu jazz en France ? Des lieux comme l’Ajmi ?

Je pense qu’en France les programmes dans les conservatoires ont permis de faire émerger de bons musiciens. Les publics dans les clubs comme l’Ajmi ont vraiment un sens de l’écoute.

Selon toi, que peuvent apporter ces jeunes musiciens aux musiques de jazz ?

Il y a de plus en plus de jeunes musiciens talentueux qui mobilisent des énergies de plusieurs horizons.  Mais, certains d’eux ont trop d’assurance, ils devraient d’avantages travailler leurs musiques, leurs sons.

Ralph Alessi

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