Quand le jazz est là, à NOUsGARO !

 

Le dimanche 23 mars 2014 est une journée d’élections municipales et après avoir voté, je décide de rejoindre deux femmes et d’en inviter une troisième en prenant soin de ne pas lui dévoiler le programme du soir pour lui faire une surprise. Je la sais intéressée par le cinéma et curieuse, j’espère donc que le programme proposé à l’Auditorium au Thor lui plaira. D’autant que le trio composé de Diego Imbert (contrebasse), André Ceccarelli (batterie), Pierre Alain Goualch (clavier) soutenu par David Linx (chant) sont coutumiers du fait. 

 

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Bien que vous puissiez penser que cela fait beaucoup de femmes, ce n’était pas au programme initial. Ma voiture est retenue chez le garagiste contre mon gré, je me demande alors comment je vais faire la surprise à cette tendre et belle jeune femme. Je pense alors à prendre un taxi entre le Thor et Avignon. Néanmoins, la nuit a porté 

ces conseils et je décide de demander aux deux auditrices à qui « ça va jazzer », a fait gagner deux places ; qui répondent très favorablement oui à cette demande. Nous nous donnons rendez vous à 17h30 pour le voyage et je précise que la personne qui m’accompagne aura la surprise et qu’il faut la garder bien au chaud.

 

 

Pendant le trajet, je découvre alors que les deux auditrices sont mères et filles et toutes les deux chanteuses ; pour l’une, ce n’est pas une surprise car nous nous sommes rencontrés plusieurs fois à l’Ajmi et pour la première fois au festival de jazz à St Rémy de Provence. Le voyage commence plutôt bien et le partage s’annonce bien ; aucunes allusions n’auront été faites quant au programme du soir. Voilà qui plonge mon invitée dans le doute et j’espère de mon coté qu’elle sera conquise. Elle connait Toulouse et quelques musiques de Claude Nougaro, mais guère plus. En revanche, elle a découvert Bernard Lubat avec son père, alors voilà peut être un point d’accroche.

 

 

Nous arrivons donc à l’Auditorium et j’ai tout de suite une pensée pour Alexandra Piaumier, à Médéric Collignon et son Jus de Bocse qui avait très chaleureux lors de la dernière soirée jazz. Là, l’ambiance est tout autre, mais des repères demeurent comme les retrouvailles avec Philippe Canovas et sa femme, que je ne manque pas de présenter à la belle jeune femme à qui je réserve la surprise. Les deux chanteuses filent s’assoir pendant ce temps là ; alors qu’avec mon accompagnatrice nous retirons nos places.

 

 

Nous restons cinq minutes assis puis nous découvrons une salle bien remplie où Jean Paul Ricard nous salue lors de notre montée, puis nous prenons place. Le programme est dévoilé et mon invitée est curieuse de voir à quelle sauce elle sera mangée : 3O minutes de solo (piano) pour introduire quelques standards fameux et un medley de Nougaro, puis 30 minutes pour réaccorder le piano, et puis le concert commencera autour d’à NOUsGARO. Je cache comme je peux mon émotion, car il ne se passe pas une journée, sans que je n’écoute pas une musique ou qu’une pensée, une phrase, un accent me renvoie à la poésie de Claude Nougaro.

 

 

Le matin du concert, j’annonçais à mon accompagnatrice que je profitais du soleil pour improviser sur « la Vie en Rose » et se fut précisément le morceau qui lança cette soirée. S’en suivit quelques standards comme Nuages de Django Reinhardt ; voilà qui amorçait tranquillement la soirée. Puis, le temps de la pause est venu et là, j’ai retrouvé par surprise un duo qui ne cesse de me percuter l’âme. Surpris que trop peu, puisque précisément lorsqu’ils ont accompagnés la chanteuse Maurane dernièrement, le duo L&J pensait à chaque fois à saluer C.Nougaro ; c’était presque une évidence qu’il soit présent.

 

 

Tout semblait donc réunit pour que la deuxième partie de soirée soit propice au partage. Le cinéma prend une place importante du set que ce soit dans les titres sélectionnés, les références avec les compositions de Nougaro ; et il faut noter quelques belles compositions. Ce qui frappe ma comparse s’est la performance de David Linx, dont elle ne comprend peu les paroles, mais dont le phrasé l’a bouscule « comme une petite fille en pleure » devant « l’écran noir du cinéma ». De mon côté, je suis à « bout de souffle, ne trouve plus « les mots » devant cette « mademoiselle » et ces « rimes ». Elle a raison David Linx et le trio réalisent une prestation bluffante ; le répertoire a pris une nouvelle forme, une nouvelle dimension. Ce qui est renforcé par les compositions qui viennent compléter le set, elles respectent la couleur de Nougaro mais demeurent très imprégnés par leurs virtuosités. La musicalité prend le pas sur la musique et pas à pas, les paroles sont mises de côté pour nous emmener un peu plus ailleurs. La soirée avance et quelques images sortent alors de ma tête, des images de films et nous terminons « autour de minuit » et, en prime avec un court échange en compagnie de David Linx. Quand au reste de la soirée, je le passe avec mon invitée et à la rédaction de cet article ; suspendu à ses lèvres, à vos lèvres …

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