Quand l’exploitation des animaux dépasse l’éthique

 Élevages d’animaux pour leur chair, élevages d’animaux pour leur peau, élevage d’animaux pour leur graisse, utilisation des animaux pour des expérimentations cosmétiques… On pensait avoir tout vu, mais la science a encore innové. Aujourd’hui, des scientifiques cherchent à utiliser les organes d’animaux dans le but de les greffer à des humains. La raison ? Il n’y a pas assez de dons d’organes entre Hommes. Non non, ceci n’est pas une blague.

Deux singes sur quatorze encore en vie… Seulement six mois de plus que les autres

Cette idée d’expérimentation est née en 2015 à Munich, où quatorze babouins ont été réquisitionnés pour commencer les expériences. Les chercheurs ont tenté de greffer des cœurs de porc à ces babouins pour constater les risques et effets de ces premiers essais. Le résultat est sans surprise; il a fallu trois protocoles différents pour réussir à garder en vie un groupe de cinq babouins, dont seulement deux singes ont su vivre avec la greffe pendant six mois – tous les autres groupes étant rapidement décédés peu de temps après la greffe.

Une expérience sans suite ? Pas vraiment

Ce test sur animaux n’est pas resté orphelin car les scientifiques ont continué à creuser la question dans le but ultime de pouvoir un jour combiner des organes d’animaux avec des corps humains. Des chercheurs américains et allemands ont poursuivi ces essais en 2011 puis 2016. Loin de ces rêveries de voir un jour un coeur de porc implanté dans une poitrine humaine, quelles sont les conséquences de ces expériences actuellement ?  De nombreux animaux sont utilisés comme des objets dans l’espoir d’en faire vivre avec des organes qui ne proviennent pas d’animaux de la même espèce. Ces animaux sont exploités vifs dans des laboratoires et leur vie sont ôtées à cause de maladies provoquées par les
modifications que les scientifiques apportent à leur corps. La science ne contrôle pas tous les effets secondaires qu’entraînent ces expérimentations et ne reconnaît pas non plus les animaux comme des êtres vivants, mais comme des objets éventuellement utiles pour préserver la race humaine de ses problèmes personnels.

Une remise en question de l’Homme est peut-être nécessaire

La science peut apporter beaucoup d’aide à l’Homme, mais à quel prix ? Ici, il est question d’arracher des vies à des animaux, soit des êtres d’autres espèces, pour garder en vie des humains. N’est-ce pas égoïste que de vouloir priver des animaux de leurs organes afin de sauver des Hommes ? Ôter une vie pour en sauver une autre, est-ce réellement ce qu’on peut appeler un progrès ?

Mathilde LELONG

La rédaction

One Comment

  1. Merci pour cet article intéressant (et très triste à la fois).
    “On reconnaît le degré de civilisation (et donc la sagesse) d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux” – Mahatma Gandhi

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