RCA à l’Insane Festival : On vous raconte

           Samedi 9 avril, plus de 15000 festivaliers se donnaient rendez-vous au Parc des Expositions d’Avignon pour la deuxième édition de l’Insane Festival. Une édition très attendue en raison du succès de la première qui a même valu au festival l’Award du meilleur nouveau festival 2015.
Un festival très attendu également grâce à sa programmation comprenant plus de 50 artistes internationaux repartis sur pas moins de cinq scènes : la World Trance Stage (trance), la Pandemic Stage (hardcore), la Ground Stage (bass music), la Warehouse Stage (techno/house) et la petite nouvelle de cette édition la Nuage Stage (chill). Sans oublier le Camion Bazar, une scène mobile excentrique et jubilatoire.
À peine arrivés sur le parking on ressent déjà l’ambiance de l’Insane. Les festivaliers sont d’origines diverses, hommes comme femmes, jeunes et vieux, déguisés en licornes, rastas, bobos, weshs, coreux, sobres et moins sobres. Un festival éclectique donc tant par sa programmation que par son public qui vient célébrer la Techno avec un grand T.

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La soirée qui dure au total treize heures, est pleine de surprises à commencer par la World Trance Stage et sa décoration féerique digne d’une immense forêt psychédélique. L’ambiance est au rendez-vous sous le dôme et on se délecte du son parfaitement réglé en se déhanchant sur le duo Moontrackers ou sur Bubble qui nous livre un set réjouissant.
On fait un petit tour à la Nuage Stage qui ne semble pas rencontrer le succès escompté aux vues du peu de personnes dans la salle. Un contraste énorme avec la World Trance Stage bien que la douceur de Petit Biscuit et la lumière de FKJ ne nous laissent pas insensibles.
Le mauvais réglage du son à la Warehouse Stage nous fait renoncer á rester pour le set de Seth Troxler qui semble néanmoins trouver son public puisqu’il est une des têtes d’affiche de la programmation.

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En rejoignant la Pandemic Stage on croise Planète Vapeur, une compagnie de cirque pleine de plumes et de paillettes aux couleurs de nuit déambulant dans le festival. On aperçoit également le loufoque Camion Bazar et le cinéma en plein air retraçant l’histoire de la techno. On s’avoue un peu déçu par l’emplacement de l’écran qui se situe dans la zone de passage la plus importante du festival et qui ne permet pas de profiter du film. Néanmoins, on n’est pas venus ici pour regarder des films et on se hâte vers l’autre côté du Parc des Expositions.
La foule se presse sous le chapiteau du hardcore pour le traditionnel duo de Dr Peacock et de Le Bask qui enflamment le dancefloor avec une frenchcore bien connue des amateurs du genre. Ainsi s’enchaînent Hardchoristes, Shepper Armada et Trip to Ireland entre autres pour le plus grand plaisir des fans. The Sickest Squad les suivent et livrent eux aussi leurs classiques dans une ambiance aussi déjantée que le duo italien. On passe par la Ground Stage pour découvrir le dubstep violent de Spag Heddy mais on retourne vite vers Noisekick qui mène un set de terror sous le chapiteau suivit de Destructive Tendencies qui achèvent les jambes des coreux de l’Insane en offrant plus d’une heure de set explosif.
On quitte le festival épuisé, mais heureux même si l’attente des navettes et l’impossibilité de monter à bord d’une d’entre elles en raison de la masse de personnes voulant les prendre nous sapent un peu le moral. On reste néanmoins ravis de cette soirée qui est un pari réussi pour les organisateurs : découverte, diversité et bon son étaient au programme.
Merci l’Insane et à l’année prochaine !

                                                                                                                                                              Lydia Paul, Marie Pradayrol

La rédaction

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