RCA en Trans’

          C’est dans le cadre des Rencontres Trans’Musicales que Radio Campus Avignon s’est rendue à Rennes, comme depuis plusieurs années d’ailleurs. Une fois sur place, on a rejoint les membres du réseau de Radio Campus France afin de couvrir l’évènement tous ensemble. Au programme 17 journalistes, de la radio, de la musique, des interviews et du fun, beaucoup de fun.

          Au départ les Trans’Musicales ce sont six bénévoles, en 1979, qui ont décidé d’organiser deux soirs de concerts. A cette époque, c’était plus centré rock local. Puis en quelques années, tout a évolué, le festival a pris de l’ampleur, la programmation est devenue plus éclectique laissant participer des artistes des quatre coins du globe. Désormais, tout se passe majoritairement sur les grandes scènes du Parc des Expositions de St Jacques à 30 minutes de navette du centre rennais. Les Trans’musicales, c’est un festival tremplin. Des artistes de renom se sont laissés tenter par les Trans’ comme Noir Désir, Nirvana, Ben Harper, Daft Punk ou encore Stromae en 2010. Aujourd’hui, ils n’ont plus besoin de façonner leur réputation tant elle est grande.

          Cette année, le célèbre festival de Rennes a fêté ses 38 ans et cette édition avait une ambition particulière, celle de créer une sorte de parité homme-femme en montrant plus de femmes sur les différentes scènes car, selon le maire, elles sont encore trop peu présentes sur la scène musicale internationale.

visu

          On vous tanne avec le visuel des Trans’musicales depuis notre départ. Cette affiche a été produite par l’artiste breton WAR. Derrière ces manchots sur le bord de la banquise, une vraie revendication. Une revendication écologique. Une sorte d’alerte pour dénoncer l’extinction des centaines d’espèces animales à cause de la consommation et des modes de vie humains. Il essaye par cela de sauver la biodiversité. Une revendication qui s’arrête seulement à l’affiche ?

          Mais les Trans’musicales c’est surtout une programmation éclectique proposée par Jean-Louis Brossard, qui n’a pas manqué d’audace. Pendant cinq jours, du matin au soir, des artistes des quatre coins du monde se sont succédés pour enflammer les différents lieux de Rennes ainsi que les scènes du Parc Exposition. Nous sommes passés par l’Afrique du Sud avec BCUC, l’Islande avec le groupe Reykjavikurdætur, la Norvège avec Sauropod mais aussi la Corée avec The Barbarettes pour revenir à Rennes avec des groupes locaux. Pendant les Trans’, c’est toute la ville bretonne qui prend vie avec des artistes à tous les coins de rue, dans lieux les accueillant pour l’occasion. Le soir, c’est au Parc Expo que tout se passait, de 20h à 6h30 des artistes tous différents nous faisaient danser au rythme de leur musique.

Comment ça s’est passé pour nous ?

          Chaque jour nous rejoignions les membres du réseau de Radio Campus France, on se retrouvait pour préparer l’émission de 17h. Le programme était chargé puisque nous n’avions que quelques heures pour préparer deux heures d’émission ainsi que les interviews. Nous avons eu la chance d’interviewer beaucoup d’artistes tels que Cliché, Fai Baba, Leska, Vagina Town, DJ Fly et Netik, Møme… A la fin de chacune des trois émissions, un DJ set venait mixer en direct pendant une demi-heure. Nous avons donc pu recevoir Das Mortal, Fly et Netik ainsi que Ibaaku pour clôturer notre série d’émissions.

Crédits photo : Victorine Gay

Crédit photo : Victorine Gay.

          Le soir, pas le temps de se reposer, seulement de boire une bière et on prenait la navette en direction du Parc Expo. Après avoir passé les multiples vigiles et fouilles on rentre dans un immense « hangar » avec une odeur de paëlla. La première chose que l’on a vu c’est l’imposant calamar suspendu au plafond, il y a avait plusieurs espaces pour se reposer et manger un bout. Ce qui nous a surpris c’est l’immensité du Parc Expo : quatre halls différents pouvant accueillir un nombre impressionnant de personnes. Les halls n’avaient pas un style de musique en particulier. Dans le hall 8 on a aussi bien pu entendre BCUC, un groupe Sud-Africain au style psychédélique et incantatoire basé sur des rythmes tribaux et des chants rituels, mais on a aussi pu profiter de la house downtempo de Leska en passant par les Reykjavíkurdætur, 12 islandaises au genre électro hip-hop, trap, house. Dans le hall 9 on a bougé sur la minimale progressive de Comah, sur la rhythm and blues de Con Brio mais aussi la future bass de Møme. Le hall 3 a accueilli la soul de Marta Ren et le funk metal des Nova Twins. La Green Room était la seule salle avec un style bien à elle et exclusivement des DJ Sets comme Das Mortal, Gordon, Empereur Renard, Mushxxx et bien d’autres encore.

 Crédits photo : Nicolas Joubard

Reykjavíkurdætur. Crédits photo : Nicolas Joubard.

          Les trois soirs au Parc Expo ont été à la fois éprouvants et enrichissants. La diversité musicale reste frappante avec des styles de plus en plus variés chaque année. Les Trans’Musicales c’est ça, c’est découvrir des genres différents tout en kiffant quand même. Nous avons découvert des groupes improbables mais qu’on a pu apprécier tout de même. Il y en avait pour tous les goûts !

Live de Comah. Crédit photo : Nicolas Joubard

Live de Comah. Crédits photo : Nicolas Joubard.

On a chacune eu notre artiste coup de cœur :

Julie : Ce qui m’a le plus fait bouger c’est tout ce qui est électro mais ce qui m’a le plus marqué c’est le duo rennais Leska au genre Abstract hip-hop. Les rennais s’inspirent d’artistes comme Gorillaz, Justice, Ratatat ou encore Kaytranada. Pendant le live, le son est si fort et prenant qu’il fait trembler ta cage thoracique. Les deux gars se donnent à fond surtout sur leurs percussions pour nous laisser porter au rythme de sons sauvages. Qu’ils soient en studio ou en live, ils utilisent toujours plus d’instruments. La combinaison de basses rondes et percutantes avec des mélodies limpides et énergiques montre au public le lien unissant les deux artistes. Nous avons vécu une semaine très éprouvante mais ça ne nous empêchera pas de vouloir y retourner au plus vite. L’ambiance des Trans’ est folle, tout le monde est de bonne humeur et chacun réussi à apprécier une musique qu’il n’est pourtant pas habitué à écouter. Les Trans’ m’ont permis de découvrir des genres musicaux inhabituels et des artistes que je vais continuer à suivre.

Leur Soundcloud ici !

Live de Leska. Crédits photo : Nicolas Joubard.

Live de Leska. Crédits photo : Nicolas Joubard.

Perrine : Je suis très bon public en général, donc j’ai quasiment tout aimé ainsi que l’ambiance générale de là-bas, les gens d’une humeur assez incroyable et d’une fraternité sans faux semblant. Mais en ce qui concerne les artistes, je dois quand même dire que c’est Rejjie Snow et Comah qui m’ont le plus fait danser et vibrer. Des qualités instrumentales, des voix fortes, de la puissance et de l’engouement, un mélange parfait pour une aventure pleines de surprises et d’étonnements. Découverte et étonnement seront les mots qui résumerons le plus mon aventure des Trans’Musicales 2016.

Live de Rejjie Snow. Crédits photo : Nicolas Joubard.

Live de Rejjie Snow. Crédits photo : Nicolas Joubard.

 

En bonus, le petit aftermovie de notre épopée :

Perrine Bailleul et Julie Haelvoet

 

La rédaction

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