Sur les routes estivales du jazz en région # 3

Nous sommes le 25 juillet 2014, à quelques encablures de la clôture du Festival Jazz des 5 Continents (FJ5C) à Marseille. En compagnie de Nadia (responsable de l’émission #ArtyShow), nous avons bravé la pluie qui s’est arrêtée 10 minutes avant le concert et ce soir nous avons décidé de vous emmener au Palais Longchamp de Marseille.

 

Le site est magnifique, l’eau des fontaines sort de la gueule de lions de pierres et gisent à l’entrée d’un palais digne des plus grands apparats antiques. Pour cette soirée, nous avons prévu de (re)découvrir un programme original orchestré par le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf ; et pour reprendre son propos « ce concert ne ressemblera à aucun des autres de la tournée ». Et pour cause, en compagnie de ces musiciens (Franck Woeste, Laurent David, François Delporte, Stéphane Galland et 3 trompettistes : Youenn Le Cam, Yann Martin, Martin Saccardy), il a invité sur le plateau : Michel Portal, Asa, Eric Legnini, Thomas Dutronc 4tet (David Chiron, Rocky Gresset, Jérôme Ciosi) et Vincent Ségal. Avec un tel plateau, si vous êtes amateurs de musiques, vous pouvez mesurer la diversité des talents en présence et l’attachement d’I.Maalouf à répondre à la problématique d’un festival de jazz au carrefour des continents. En effet, le FJ5C fêtait à l’occasion son 15 anniversaire, il a été créé en 2000 à Marseille et prône la diversité des jazz.

 

La diversité, c’est précisément ce qui est ressorti du programme ; au cours de cette soirée, pleine de surprises, il faudra compter près de 3 500 personnes parmi le public, qui se compose essentiellement de jeunes (20-25 ans) et de quinquagénaires. Ce n’est pas la curiosité qui a poussé le public à venir, le concert était déjà complet trois jours avant la soirée fatidique. Néanmoins, on notera quelques agacements des publics du jazz, principalement assis ; agacés de voir d’autres membres du public qui leur perturbait la vue du plateau ; argument s’il en faut que « la meilleure façon d’écouter du jazz, c’est d’en voir ». Cette discorde est apparue au moment où Thomas Dutronc a demandé au public de se lever puis I.Maalouf a demandé de se rassoir. Et il faut reconnaître que si l’on exclue Beirut qu’il jouera pour clôturer la soirée ; les couleurs dominantes du programme étaient orientées autour d’un jazz résolument funk, rock et électro se prêtant assez aisément à remuer ses hanches. Nadia n’aura pas échappé à cet état de fait et vous a concocté une série de photos réalisées en devant de scène.

En effet, chacun aura apprécié l’environnement dans lequel s’est déroulé la soirée, au sein d’un spectacle VIVANT. De fait, à l’heure où les perspectives pour l’avenir des acteurs du spectacle vivant sont débattues, je vous invite à parcourir les festivals et vous rappeler de Jacques Prévert même si « un peu partout dans le monde, les gens s’entretuent, c’est pas gai. D’autres s’entrevivent, [allez] les rejoindre ».  Alors permettez moi de saluer l’anniversaire du FJ5C à Marseille (15 ans), de suivre de près le bilan du festival d’Avignon au micro de l’Inofficielle et de vous donner rendez vous dès septembre en compagnie de mes camarades de l’émission « ça va jazzer », dirigée cette année autour de 4 thèmes par mois : un artiste, un acteur économique, un live et une problématique liée au jazz en région PACA.

Photos © Nadia Slimani ©

Invités de I.MaaloufIbrahim Maalouf

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