“The Greatest Showman”, ou une leçon de cinéma old-school.


On ne l’attendait pas, et pourtant “The Greatest Showman” fera encore sans doute parler de lui. Considéré comme le grand film de ce début d’année 2018, ce long métrage maintient-il toutes ses promesses ? Réponse de Radio Campus Avignon quelques lignes plus bas…

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Zac Efron et Hugh Jackman trinquant à leur réussite

 

Synopsis :

Premier film du jeune réalisateur Michael Gracey, l’histoire retrace la vie de P.T Barnum (incarné par Hugh Jackman), de son enfance miséreuse ponctuée de rêves de célébrité, en passant par ses débuts chaotiques, et les déboires du show-business une fois ladite célébrité atteinte.

Très peu fidèle à la réalité (seul le personnage de P.T Barnum a vraiment existé), ce film très romancé a de quoi déconcerter les plus “réacs” des critiques, qui pensaient, somme toute, à voir un biopic retraçant fidèlement la vie de “l’américain le plus célèbre” (Washington Post).

Très romancé donc, ce film pourrait en braquer d’autres face à l’intrigue simple et noyée dans de l’eau de rose à en faire pâlir les comédies romantiques signées Disney,  tant le sujet semblait s’approcher du Prestige de Nolan (et l’analogie n’est pas si tirée par les cheveux sachant que les décors de The Greatest Showman sont signés Nathan Crowley, nommé aux Oscars pour son travail sur Le Prestige, justement).

Mais si l’on prend ce film pour ce qu’il est vraiment, une comédie musicale old-school, alors tous spectateurs ou professionnels sont forcés de reconnaître que ce film est une réussite. En effet, le tour de force réside bien évidemment dans la mise en scène. Réalisée d’une main de maître, celle-ci n’a peut-être pas la virtuosité attendue, mais elle a le mérite d’avoir la grâce d’antan et de nous faire plonger, non pas en enfance (auquel cas on ne parlerai pas ici de tour de force) mais dans une innocence assumée.

Car oui, plus qu’une comédie musicale, ce long-métrage est un véritable feel-good movie qu’on croirait tout droit sorti des années 50 : de par ses chansons magnifiquement orchestrées (même si l’on regretterait presque le manque de diversité musicale), le jeu d’acteur (et plus spécialement celui de Hugh Jackman), la dynamique et la complicité des personnages (mention spéciale à Zac Efron), les décors colorés et gigantesques,  l’univers, et l’histoire qui à défaut d’être simple se révèle profondément touchante.

Plus qu’une célébration à l’émerveillement et au gout du risque, The Greatest Showman est une ode à la vie et à l’amour, un film qui nous met des étoiles dans les yeux, et dieu sait que nous en avons besoin aujourd’hui ; car là est l’objectif premier du cinéma : nous faire rêver, et si c’est là l’objectif du film, alors c’est assurément une réussite !

 

Florentin GROH

La rédaction

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