TRANS MUSICALES 2018: récit d’une folle épopée

Marie Pradayrol et moi même, deux membres de Radio Campus Avignon, sommes allés couvrir le 40e festival des Trans Musicales dans la ville lointaine, pluvieuse, mais charmante de Rennes !

Les rencontres Trans Musicales de Rennes, souvent abrégées en « Trans », sont avant tout un festival international d’artistes très prometteurs, dans une pluralité de styles musicaux (trans = au travers de), avec comme dénominateur commun les musiques actuelles. Ce festival se tient tous les ans au début du mois de décembre sur les scènes du parc des expositions, mais également au coeur même de la ville avec la nouveauté de cette année, les « bar en trans ».
Radio Campus était sur place 5 jours,  voici donc le récit de notre périple dans la capitale mondiale de la galette-saucisse, et nos recommandations d’artistes qui feront demain.


Day 1- Mercredi: Le grand départ

Départ d’Avignon, le projet est fin prêt. Dernière vérification,  le matériel n’a pas été oublié, le billet de train est sur le téléphone et nous voici partis en direction de la Bretagne.
Ma camarade Marie prend un train plus tôt dans la journée et peux ainsi profiter de la soirée d’ouverture du festival, qui se déroule à l’Ubu, une des scènes historiques des Trans, au cœur de la ville.
Quant à moi, ce n’est pas la même chanson : arrivé par le dernier train, je me dirige à pied, à l’heure où les enfants sages dorment depuis bien longtemps, bravant le froid de décembre pour rejoindre mon logement en essayant de m’imprégner du plan de la ville, ville aussi grande que je l’imaginais, avant de planifier la journée du lendemain et de tomber dans les bras de morphée. Bonne nuit !

Day 2- Jeudi:  Première réunion de travail, première émission, interview de Disiz et visite de Rennes

Le rendez vous est pris, début d’après midi à l’Espace des Libertés, centre névralgique des Trans, pour récuperer les accréditations presse et pour une première réunion de travail avec C-Lab, nos copains du Radio campus rennais avant la première émission de la semaine.
Le temps pour nous de découvrir Rennes, avec au programme une matinée touristique. Contrairement aux clichés, il ne pleut pas en Bretagne, et il ne fait même pas spécialement froid, enfin du moins pour un début d’hiver. Mais bref, pas le temps de s’attarder sur la météo, la ville est riche et très diversifiée d’un quartier à l’autre. Deux lieux incontournables, la place de la République, étonnamment grande, et la célebre rue Saint michel, aka Rue de la soif ! La soif, c’est un problème vite résolu une fois sorti de cette rue, la promesse est tenue.
Premier repas rennais, galette saucisse, un peu déçus, fin de l’histoire.

Une fois passés par le point administratif, nous rejoignons des radio campussards de toute la France, avant une première émission pleine d’interviews ! Et surprise, Robert Finley décline finalement l’interview et on me propose de poser quelques questions à  Disiz la peste ! Je ne peux pas refuser et je gribouille quelque questions que j’ai pu poser à la tête d’affiche des 40e Trans, avant de la retrouver le soir même au parc des expositions. La soirée ne s’est pas éternisée, besoin de récuperer avant d’attaquer des journées encore plus intenses que ce jeudi, mais ça a quand même été l’occasion de découvrir quelques belles surprises! Robert Finley, jeune chanteur à la soixantaine passée de rythm’n’blues tout droit sorti de La Nouvelle-Orléans, Hubert Lenoir ou une bonne dose de rock francophone et encore Raph dumas, au style indéfinissable mais riche à souhait, ont rythmé cette première soirée, comme un échauffement avant le coeur des Trans qui s’annoncent prometteuses. Rendez vous demain !

 

Day 3- Vendredi: Table ronde, concert gratuit et découvertes

3ème réveil dans la capitale bretonne.
Encore une journée chargée, avec une table ronde dans la matinée « Pourquoi écoute-t-on encore de la radio? », organisée par nos compères de la  Ferarock ( fédération des radios associatives rock), pendant que Marie finalisait le montage de notre premier prêt-à-diffuser, (que vous pouvez toujours écouter sur le mixcloud de RCA soi dit en passant). Un repas avant une nouvelle réunion de travail pour préparer l’émission du soir, avec 4 interviews au programme !
Je m’interromps pour assister à un des 5 concerts gratuits (eh oui!) de la journée: le rockeur rennais Rex Regis, le local de l’étape qui se lance en solo pour un résultat détonnant !
Une fois l’émission terminée, nous allons nous préparer pour la deuxième soirée au parc des expositions, avec un programme très chargé ! Pour ne retenir que quelques noms, je ne parlerai que de Bruno Belissimo, Dj et musicien italien qui a mis le feu en début de soirée à la Greenroom ( les transmusicales sont sponsorisées par  la marque Heineken, le hall musique électronique lui est dédiée), Underground system, enfants de l’afrobeat, mais surtout  Muthoni Drummer Queen , le groupe formé par une chanteuse kenyane et deux beatmakers, qui forment un trio exceptionnel, à l’univers musical très riche et qui ont enflammés le hall 9 (le plus grand !). Alerte coup de cœur ! La dernière navette nous attends, à demain pour le final !

 

Day 4- Samedi: Dernière soirée

Et c’est déjà le dernier jour complet que nous nous apprêtons a vivre en Bretagne, avec comme objectif de profiter de la ville et du festival une dernière fois mais surtout de faire un gros travail pour notre pret-à-diffuser et pour la dernière émission, aux Libertés! L’occasion aussi pour Marie d’assister à la table ronde organisée par nos amis de Master 2 d’Avignon Université autour de la question de l’autonomie au coeur de la culture (partout c’est chez nous), et nous clôturons en beauté cette 40e édition des Trans Musicales par une ultime soirée au parc des expos: retour tardif, même les bus de nuit n’y feront rien, nous finissons par 30 min à pied.

D’ailleurs, je profite de la route pour vous parler du système de paiement lors des soirée au parc des expos: le cashless. On nous donne un bracelet qu’il faut porter pour pouvoir rentrer dans l’espace médias et aux soirées, sur lequel se trouve une petite plaque rectangulaire, sur laquelle nous pouvons charger de l’argent via notre carte bleue depuis les multiples point cashless dans le hall d’accueil. Exit donc les paiements en carte bleue ou encore les biens vieux billets, le futur est déjà parmi nous. C’est malin, puisque tu peux faire de nouveaux virements depuis l’application des Transmusicales, mais tu ne peux pas en enlever, ce qui veut dire que tu es contraint de vider ton solde avant la fin du festival, petite technique pour pousser à la consommation, et ça a le mérite d’être efficace.
Pour clôturer sur le point technologie, l’application mobile Trans Musicales est très utile et très bien construite, on peut savoir dans combien de temps et où joue notre groupe favori, avec le programme détaillé au jour le jour et un système d’alerte. En bref; franchement une réussite.

Day 5- Dimanche: Retour vers Avignon

Viens l’heure du départ vers notre sud chéri, en même temps que viens l’heure du bilan de ces 40e Trans Musicales de Rennes : une expérience de journalisme complet avant tout, avec à la clé beaucoup de travail sur place, des interviews  dans les couloirs du parc des expo, mais de belles rencontres professionnelles et la chance d’échanger avec de grands artistes !
Mais les Trans, ce n’était pas que ça. C’était aussi une expérience de festival qui fut pour le moins riche, avec beaucoup de concerts, que ce soit en centre ville comme au parc des expos, mais aussi des conférences, tables rondes, ou autres rencontres avec des acteurs de la vie culturelle locale et nationale.
Preuve, s’il en fallait, que le festival a une volonté de toucher un public large avec des concerts d’artistes qui se révèlent au fil des ans mais également d’artistes déjà connus du grand public. Cependant, les trans, c’est aussi un festival d’initiés et des professionnels du milieu, qui s’intéressent aux multiples activités qui parsèment ces 4 jours de festival.

Le festival des Transmusicales de Rennes est intense et riche, par sa volonté de nous faire découvrir de nouvelles choses, que ce soit musicalement ou même culturellement; c’est un festival complet, qu’il faut aborder dans sa globalité. Cette 40e édition des Trans Musicales de Rennes était une franche réussite et a permis aux bénévoles de Radio Campus Avignon de vivre une expérience de festivalier ultra immersive.

Mathis Tropini

La rédaction

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