Trucs et astuces d’une ancienne étudiante

Pauline, future community managerJe ne vais pas revenir trop en arrière, je vais vous ennuyer et ce n’est pas forcément le but de cet article. Pour poser les bases, je vais simplement vous dire que depuis le début de mon cursus scolaire, j’ai fait des choix peu judicieux, j’ai toujours eu de très bons résultats mais cela ne fait pas tout. Mon parcours a parfois été chaotique, mais que je vais bien aujourd’hui ! Comme quoi, on peut s’en sortir…

Moi, j’ai 26 ans, j’ai fait trois ans de fac d’Histoire (dont une validée !), une année sabbatique pour chercher quoi faire ensuite, un DUT Info-Com option Doc, et une licence pro en audiovisuelle. D’où le chaotique du dessus.

Alors trouver du travail, ce n’est plus un secret pour personne, ce n’est pas simple. Sans rentrer sur le terrain bien trop glissant de la politique, il ne faut pas être aveugle pour comprendre que ça ne va pas en s’améliorant et que trouver du travail quand on est jeune, c’est difficile. Pour le moment, je ne pousse que des portes déjà ouvertes, mais c’est pour dire que c’est pareil pour la plupart d’entre nous.

Et donc, moi aujourd’hui, je fais quoi ?!

Je bosse… Alors pas comme on pourrait le penser. Pas encore de CDD, ni de CDI. Pas dans l’audiovisuel non plus. Mon stage de licence m’a permis de me rendre compte que toute la partie technique du montage audiovisuel, ce vers quoi je me destinais, ne me correspondait pas du tout. J’aime ça, mais à des fins personnelles, des petits projets à monter avec mon copain… Bref, pour moi oui, mais pour les autres, j’ai du mal.

Alors, je me suis lancée dans un Service Civique. Soyons totalement honnête, je me suis dit au départ, qu’au moins, je ne ferais pas gonfler les chiffres du chômage et que j’aurai un peu d’argent tous les mois…

Le Conseil Général où je bosse, proposait des missions en lien avec les nouveaux matériels numériques mis à disposition dans les collèges. Un peu curieuse de tout ça, je me suis dit « Pourquoi ne pas tenter ? ». Même si mon CV et mon cursus sont un peu en décalage avec le côté très « informatique » qui était demandé, j’ai tenté. Et j’ai été prise la première ! Donc, vous voyez, même si votre profil n’est pas tout à fait en adéquation avec l’intitulé d’un poste, s’il vous intéresse et que vous vous en sentez capable, n’hésitez pas ! Foncez…

Ma mission aujourd’hui est de former les professeurs de collège sur un point de vue purement technique, et de leur apporter une assistance. Je suis aussi en charge de la réalisation de documents et de petites vidéos traitant des événements et des expérimentations qui sont mis en place. J’ai réussi à placer mes savoir-faire et j’ai également beaucoup appris.

Le Service Civique, sans en faire une grosse promotion, c’est avant tout, une expérience humainement intéressante. On rencontre beaucoup de gens, on apprend beaucoup d’ailleurs de ces personnes.

En revanche, ce n’est pas toujours simple, parce que c’est un contrat à temps partiel et que du coup, la rétribution (ce n’est pas un salaire !) est en conséquence. Rien à cacher, puisque c’est pour tout le monde pareil : L’État nous verse un peu moins de 450€ net (on est couverts par la Sécu, on cotise pour la retraite, et on n’est pas imposable sur notre rétribution. Et depuis le 1er janvier 2012, on touche 10€ de plus d’ailleurs !). La structure qui nous « embauche » doit nous verser environ 100€ en plus (pour ma part, j’ai beaucoup de chance, le Conseil Général dans lequel je bosse me donne 200€ en plus et j’ai beaucoup d’avantages, concernant les congés, le matériel prêté…). C’est la galère quand on doit se rendre à la Sécu et à la CAF pour faire comprendre son statut puisque l’on touche de l’argent mensuellement mais que l’on n’est pas salariés… Bref, c’est un peu difficile, mais on y arrive !

Comme tout contrat qui doit prendre fin, on n’a peu (pas ?) de chance d’avoir un job par la suite. Alors, même si on se plait dans ce que l’on fait, et que l’on pense que l’employeur aurait encore besoin de nous pour un bon bout de temps, ce n’est pas possible…

Il faut se relancer… Réfléchir à tout ce que l’on a fait jusqu’ici, et tenter de trouver un point commun à tout ça. Le lien qui va être commun à nos expériences est sans doute ce vers quoi il faut se diriger. Je reste convaincue que l’on ne se dirige pas vers des études au hasard. Même si l’on est déçu et qu’on s’est trompé, les expériences sont toutes enrichissantes. On apprend de soi, et surtout on voit se dessiner presque naturellement des branches qui nous sont familières et dans lesquelles on se sent bien.

Pour moi, ces prochains mois seront synonymes de recherches actives d’emplois. Je veux bosser dans la communication, en relation avec l’assistanat de production en audiovisuel et l’internet. Le monde des « community manager » me tente plutôt bien. Alors je fais tout ce que je peux pour construire mon expérience, monter des projets qui sont en relation avec ce monde.

Je mets en place des projets audiovisuels, j’ai un blog que je tiens à jour très fréquemment, j’essaie de me construire une présence sur le net avec les réseaux sociaux surtout… Bref, pour ceux qui veulent bosser dans ce milieu, étant donné que tout cela reste « neuf », et que nos formations ne sont pas forcément spécialisées, il faut se construire son petit monde, et rester informé tout le temps.

L’autre chose que je fais souvent, c’est pousser les portes, même si rien n’est demandé. Cela m’a déjà porté chance une fois, pourquoi pas deux ?! Il ne faut pas, toujours selon moi, hésiter à envoyer des candidatures spontanées. Si on est motivé et qu’on apporte une idée, un projet neuf et intéressant, peut-être qu’une entreprise qui peut débloquer des fonds sera intéressée par notre profil, et pourra nous proposer quelque chose. Il ne faut pas se démotiver, il faut toujours se dire que l’on n’est pas plus bête qu’un autre et qu’on a le droit d’avoir sa place.

Je vous conseille aussi de ne pas hésiter à mettre en place des projets qui semblent bêtes de prime abord, mais qui pourront jouer sur la balance si l’on hésite entre vous et quelqu’un d’autre. Il faut se mettre en avant, sans pour autant prendre toute la place. Un book perso, par exemple, est important si pendant vos heures perdues vous dessinez, ou vous bidouillez sous Photoshop. Votre passion, c’est de faire des sites internet, et bien n’hésitez pas à mettre en avant ceux que vous ne trouvez pas mal construits. La vidéo, c’est votre truc, et vous faîtes des petits montages, et bien créez-vous une chaine Youtube, Viméo… et mettez vos œuvres en ligne ! Pareil pour la musique, l’écriture, la comédie… Bref, n’hésitez pas à mettre vos petites particularités sur le devant de la scène.

Autre point qui me semble important, c’est savoir rester à son niveau et ne pas tout de suite vouloir être tout en haut. Je sais bien qu’aujourd’hui, on a tendance à dire que grâce à plus d’études, on accède à des postes plus importants, plus rapidement. Ca peut arriver, oui, avec un peu de chance. Mais il faut savoir aussi commencer un peu plus bas, apprendre encore un peu, pour gravir les marches en se construisant des expériences professionnelles en béton. Ce n’est pas dégradant du tout de partir d’un peu plus bas, au contraire, c’est valorisant de se dire qu’on gravit des échelons et qu’on a trimé pour en arriver là…

Bref, si je devais résumer rapidement cet article, je dirais que trouver du boulot, ce n’est pas simple mais pas impossible non plus. Il faut mettre toutes les chances de notre côté, savoir se démarquer, rester honnête avec ce que l’on sait faire. Mais je pense que si l’on s’entraide et si l’on arrive à se motiver les uns les autres, c’est une bonne partie du boulot qui est faite !

Bon courage à tous ceux qui cherchent, bon courage à tous ceux qui vont chercher et bon courage à tous ceux qui ont déjà trouvé !

 

Pauline, créatrice du blog Dans ma boîte

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