Un rêve en musique grâce à Isaac Delusion

Notre partenariat avec La Gare de Coustellet m’a permis de pouvoir interviewer le groupe Isaac Delusion qui était en concert chez eux le vendredi 30 Janvier. J’avoue avoir découvert le groupe à cette occasion et je ne suis vraiment pas déçue de cette nouveauté dans ma playlist. Leur musique est un mélange d’électro, de pop, de folk, on croirait même entendre des sonorités asiatiques dans certaines chansons. Malgré ce mélange leur premier album Isaac Delusion à une réelle identité et c’est surement grâce à la voix douce et particulière de Loïc qui est présente dans tous les morceaux et qui nous raconte l’enfance, le rêve, le voyage, … En fouillant un peu sur internet j’ai trouvé une phrase qui, je trouve, définit à merveille leur album :

 

« Ce disque, c’est éteindre le réveil pour rêver encore 5 minutes ».

 

Leurs chansons nous font voyager sur une autre planète le temps d’un long rêve que l’on ne souhaite jamais finir.

Issac Delusion en concert avec John Lennon le 27 Février 

Leur groupe créé en 2010 était à la base un duo avec Jules aux sons éléctro et Loïc au chant, qui s’est peu à peu transformé en quatuor avec l’arrivée de Nicolas le bassiste et Bastien aux autres instruments. Ce groupe français s’est peu à peu fait connaître grâce à leurs EP et a même tourné aux USA et en Asie.

 

Voici donc les quelques questions que j’ai pu poser à Jules lors de mon interview téléphonique :

 

Léa : Comment vous êtes-vous connus ?

Jules : Avec Loïc, nous nous sommes rencontrés au collège, nous avions des amis en commun et faisions des soirées ensemble. Je le trouvais très drôle, nous ne faisions pas encore de musique mais nous rigolions beaucoup. Ensuite nous avons commencé à faire de la guitare avec le frère de Nicolas qui est aujourd’hui notre bassiste. Le projet du duo est venu plus tard avec Loïc, nous avons commencé à faire quelques sons. Nicolas était notre ingé son et nous lui avons proposé de faire partie du groupe parce que nous avions entendu son jeu de basse qui nous a beaucoup plu. Bastien était quant à lui une connaissance de l’ingé son qui était présent lors de l’enregistrement de l’album. Notre groupe est fait de connaissances.

 

L : Est-ce qu’à la création du groupe vous pensiez en arriver là, à faire des tournées un peu partout dans le monde ?

J : Non pas du tout, à la base notre duo était un projet pour nous amuser, pour prendre du plaisir. Ça a pris de l’ampleur petit à petit.

 

L : D’où vient votre nom de groupe ?

J : Nous avons bien évidement une explication mais nous préférons la garder parce que les gens ont souvent beaucoup d’idées différentes quant à l’origine du nom, c’est assez drôle d’entendre ces différentes théorie. Nous préférons donc laisser le mystère.

 

L : J’ai remarqué que le thème de l’enfance est assez présent dans vos musiques, est-ce que vivre de votre musique était un rêve d’enfant ?

J : Je pense que pour Loïc c’était un rêve, il a eu un groupe avant Isaac Delusion. Il n’a pas de formation musicale mais il a toujours fait beaucoup de musique. Moi je ne suis pas du tout musicien à la base, je faisais quelques sons sur mon ordi mais je ne me laissais pas rêver, ça semblait vraiment très loin pour moi.

 

L : Vous parlez énormément de rêve dans vos chansons, dans votre univers et c’est vraiment la sensation qu’on a lorsque l’on écoute l’album, mais est-ce que vous n’avez pas peur de vous réveiller de ce rêve d’être un groupe de plus en plus connu, de pouvoir voyager dans le monde pour jouer votre musique, vivre de votre musique…

J : Oui bien sûr, j’ai toujours peur que quelqu’un me tape sur l’épaule et me dise «  tu as vraiment cru que tu étais capable de ça », je n’y ai jamais vraiment cru en fait mais notre public nous montre bien que ce qu’on fait est réel et c’est assez valorisant.

 

L : Est-ce que votre musique à beaucoup changé avec l’arrivée de Nicolas et Bastien ?

J : Oui, la musique est plus produite en comparaison avec nos premiers EP. Ils ont amenés des choses, des idées. Cela a beaucoup enrichi notre musique et leur arrivée nous a permis une évolution musicale.

 

L : Est-ce que vous créez tous ensemble, ou bien seulement à deux, qu’est-ce que chacun apporte aux musiques ?

J : Pour la composition c’est plus Loïc et moi qui apportons le squelette mais les lignes de basse que je faisais avant sont maintenant un peu plus le rôle de Nico qui est bassiste et qui s’y connaît beaucoup dans ce domaine que moi. On délègue à Nicolas et Bastien les parties dont on est moins sûrs et ils nous aident aussi beaucoup pour les arrangements.

 

L : Est-ce que vous aviez déjà beaucoup voyagé avant de commencer à écrire de la musique ? Ce qui expliquerait la variété de vos inspirations et même les sons assez asiatiques que l’on peut entendre

J : Je pense que ça vient plutôt de la musique que l’on écoutait. Avec mes parents j’écoutais beaucoup de World Music, de la musique indienne, asiatique. On a aussi beaucoup voyagé, surtout en Asie mais les voyages avaient un but de découverte et non musical. Cela a surement un peu influencé notre musique inconsciemment pour l’ambiance générale mais je ne dirais pas que notre style vient des voyages que l’on a faits.

 

L : Est-ce que le fait d’être connu change votre façon de créer, avec la pression pour sortir les albums, l’attente du public ?

J : Oui forcément. Avant on ne réfléchissait pas vraiment, lorsqu’une chanson nous plaisait, nous la jouions. Maintenant on fait un peu plus attention, parce qu’on appréhende la réaction, des fois on se demande aussi si ce qu’on fait existe déjà. Mais jusqu’à maintenant nous n’avons pas créé pour plaire aux autres et ça marche plutôt bien. On fait de la musique avant tout pour se faire plaisir, nous ne voulons pas vraiment créer pour les autres mais pour nous.

 

L : Pourquoi avoir choisi l’anglais pour vos chansons ?

J : Loïc a grandi en écoutant beaucoup de musique anglo-saxonne, pour lui la langue de la musique pop est l’anglais.

 

L : Certain de vos morceaux sur l’album étaient déjà sur l’EP mais vous les avez modifiés, pour quelles raisons ?

J : Nous n’avons pas énormément changé les morceaux des EP. Early Morning a seulement été remasterisé pour aller sur l’album, pour que ce soit plus cohérent avec les autres morceaux. Midnight Sun est le morceau le plus connu et nous ne voulions pas le mettre tel quel dans l’album, nous voulions quelque chose de différent tout en restant dans le même esprit. Nous avons seulement fait des petites modifications, la voix n’a pas été retouchée car Loïc l’avait enregistrée rapidement dans sa chambre et nous voulions garder cet aspect pas très professionnel.

 

L  : Et la dernière question, est-ce que vous travaillez sur un autre album ou vous attendez un peu avant de recommencer ?

J : Oui, on continue à composer, on a quelques maquettes déjà. On aime faire de la musique et on ne peut pas s’en passer, alors dès qu’on a des poses, pendant les tournées même s’il n’y a que 5 minutes de libres on réfléchit à de nouvelles idées. On va sûrement sortir un son bientôt pour donner des nouvelles.

 

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