Yes We Cannes saison 2 – Jour 1

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Arrivées sur place, on se sent tout de suite, avouons-le, un peu noyées au milieu de ce flot de personnes et d’activités. Nous vous proposons donc un topo « Cannes pour les nuls » : Le guide d’introduction à cette 67e édition.

Pour commencer, le festival de Cannes, c’est quoi exactement ? C’est d’abord l’un des évènements les plus médiatisés au monde après les Jeux olympiques et la coupe du monde. 4400 accréditations presses, et plus de 10 000 professionnels du show-biz, c’est une ville qui passe pendant 15 jours de 72000 habitants (dont 60% de plus de 55 ans) à 200 000 ; c’est les glamour, les paillettes sous le soleil de lafrench rivera, c’est 2km de tapis rouge changé chaque jour, c’est des rue peuplés d’individus parfois étranges, du badaud au cinéphile acharné, de l’autochtone blasé au fan hardcore.

Mais le festival de Cannes c’est aussi la célébration du Cinéma, avec un grand C, c’est la sélection officielle, bien évidemment, parmi laquelle on trouve les 18 films en compétition pour la palme d’or, mais aussi les 20 qui concourent pour le prix Un certain regard et les courts métrages en compétition et la sélection ciné-fondation.  Ce sont aussi des films, certes sélectionnés, mais présentés hors compétition : les séances spéciales, séances de minuit, les séances « Cannes Classics ». Le film d’ouverture du festival, est également présenté hors compétition. Cette année, il s’agit de « Grace de Monaco », du Français Olivier Dahan, avec Nicole Kidman dans le rôle-titre .

 Le prix de la caméra d’or, quand à lui, vient récompenser le meilleur premier film parmis tous ceux présentés au sein de la sélection officielle, de la semaine des critique et de la quinzaine des réalisateurs.

Le jury, de la compétition officielle, composé de 9 membres, est présidé cette année par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, qui avait été en 1993 la première femme, et la seule encore à ce jour, à recevoir la palme d’or pour son film « La leçon de Piano ». Elle sera entourée de 3 actrices, la française Carole Bouquet, l’iranienne Leila Hatami, que l’on a pu voir dans une séparation, et la coréenne Jeon-do-Yeon (qui avait reçu à cannes en 2007 le prix d’interprétation féminine pour sa performance dans « Secret Sunshine »), des acteurs Gael Garcia Bernal et Willem Dafoe, des réalisateurs Jia Zhangke (prix du scénario en 2013 pour « A touch of sin »), et Nicolas Widing Refn (prix de la mise en scène en 2011 pour « Drive »), ainsi que de la réalisatrice Sophia Coppola.

Mais au fur et à mesure que le festival originel a pris de l’importance, d’autres manifestations sont apparues en marge de la sélection officielle, et on trouve désormais des compétitions indépendantes, telles que La quinzaine des réalisateurs  et celle de l’ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion).

 

Après la théorie, permettez-nous maintenant de vous présenter de kit de départ du bon festivalier :

Un badge. C’est le précieux sésame qui permet d’accéder aux séances et au palais des festivals. Il en existe de plusieurs sortes, et, comme le découvrira vite à ses dépens le festivalier novice, tous les badges ne se valent pas. Les passes presse par exemple sont hiérarchisés au moyen d’un code couleur, en fonction de l’importance de votre média. Tout en haut de la pyramide, le badge blanc (celui de Gilles Jacob ou Michelle Denisot par exemple). En bon média étudiant, nous nous retrouvons, avec nos jolis badges jaunes, en bas de la chaîne alimentaire. Ce qui fait qu’un badge bleu, par exemple pourra sans scrupule nous doubler dans la file d’attente d’un film un peu couru. En revanche, si vous travaillez également pour un média, mais en qualité de technicien, vous vous verrez remis badge vert particulièrement discriminant : L’accès de certains lieux vous sera limité, et pire encore, vous ne pourrez pas profiter du wifi gratuit ! L’échelle de badge la plus basique reste celle du « cinéphile », accordé aux étudiants en cinéma, les associations de cinéphiles et les groupes pédagogiques.

En conséquent, on remarquera chez le festivalier lambda une tendance à la pratique dite du « regard en biais », consistant principalement à essayer constamment de repérer le niveau d’importance (et donc de potentielle célébrité) de votre voisine de file, de ces mecs en costard qui mangent leur panini sur le banc en face du votre, ou de ce jeune homme trainant nonchalamment dans le hall du palais, sans trop se faire cramer.

Mais aussi : De la patience, un bon sens de l’orientation,… des chewing-gums (afin de ne pas freiner votre sens du relationnel – oh combien important – après la pause sandwich aux anchois et oignons de midi.

Pour les non-badgés enfin, on vous conseillera de vous munir d’une chaise de camping, d’un parasol, d’un escabeau (pour une meilleure visibilité),… sans oublier un bon stock de vivres. Certains afficionados peuvent en effet camper en bas des marches jusqu’à cinq jours avant le début des festivités. Histoire de se garantir la place optimale à une bonne récolte de selfies VIP (pratique qui avouons-le, a déjà largement remplacé les autographes au papier et au stylo.
 

Bien à vous, bons baisers de la croisette,

L’équipe Yes We Cannes

admin

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